Les vaccins vont tuer les… entreprises zombies

En Belgique, on évalue à 10% le nombre d’entreprises zombies. Après la crise, avec l’arrivée des vaccins, elles vont mourir de leur belle mort. Explications…

Tout le monde sait que cette fin d’année ne sera pas aussi festive que les autres à cause de ce satané virus. En revanche, il y a au moins une chose qui ne change pas par rapport aux autres années, ce sont les prévisions économiques et boursières. Comme vous les savez, à cette époque-ci, on voit fleurir dans les quotidiens et sites d’informations économiques des prévisions pour l’année prochaine.

Depuis quelques années, il y a une banque – la Saxo Bank – qui s’est même spécialisée dans les scénarios improbables, mais qu’il ne faut quand même pas négliger. Comme la pandémie faisait partie des scénarios improbables, mais qui a quand même eu lieu, les experts regardent ces prévisions avec moins d’ironie qu’auparavant. Car, nous avons tous appris – et durement – que tout est possible.

Donc, Saxo Bank a pensé à 10 scénarios improbables comme l’installation d’Amazon sur l’île de Chypre pour en faire un paradis fiscal au sein de l’Union européenne. Parmi les autres scénarios, il y en a un qui a retenu mon attention : c’est celui sur les entreprises zombies.

Pour nous sauver des répercussions économiques négatives du COVID, nos gouvernements se sont tous endettés au maximum. Or, le souci, c’est qu’avant le virus, nos économies étaient déjà bien endettées, notamment certaines entreprises qu’on appelle des « entreprises zombies », car ce sont des entreprises mal gérées, très endettées et qui seraient mortes et enterrées si les taux d’intérêt n’étaient pas aussi bas. « Et alors ? » , direz-vous ? Mais justement, avec l’arrivée des vaccins, il est possible – je suis toujours dans le scénario de la Saxo Bank – que les citoyens se sentent libérés, se déchaînent dans la consommation et l’investissement.

Bref, si c’est le cas, l’inflation devrait remonter rapidement et donc les banques centrales qui contrôlent les taux d’intérêt n’auront pas d’autre choix que de remonter les taux d’intérêt pour calmer l’inflation.

Traduction: les entreprises zombies – donc les entreprises ultra endettées – vont mourir de leur belle mort, car elles ne pourront pas supporter une hausse des taux. En clair, c’est la faillite pour elles. Mes confrères de la lettre d’information TTSO écrivent en conclusion que dans ce scénario, « le vaccin nous aura sauvés mais aura tué les boîtes malades ». Mais, faut-il s’en plaindre vraiment ? En Belgique, on évalue à 10% le nombre d’entreprises zombies.

Or, ces entreprises survivent au détriment des entreprises saines notamment en cassant les prix, faudra-t-il donc les pleurer ou plutôt être soulagés ? La question ne se pose pas puisque comme je vous l’ai dit c’est un scénario improbable, exactement comme la pandémie que nous subissons depuis plus de 10 mois !

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