Les USA sortent de l’Accord de Paris, l’aviation continue ses efforts!

L’an dernier, l’aviation a posé un geste majeur quant à la durabilité, quand l’OACI a adopté un Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale. À ce jour, 70 États du monde se sont engagés à y participer volontairement à ce régime, baptisé CORSIA.

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Cela constituera un levier clé pour l’atteinte de l’objectif de l’industrie, qui s’est engagé e à atteindre une croissance neutre en carbone à compter de 2020 et à réduire de moitié ses émissions nettes d’ici 2050 (par rapport au niveau de 2005) », se félicite l’IATA.

Mais la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris? Aussi «décevante» soit cette décision, elle ne compromet pas le succès du CORSIA, affirme l’IATA. « Ce sont deux mesures entièrement distinctes », explique Alexandre de Juniac.

Selon le directeur général et chef de la direction de l’Association, l’option de rechange au CORSIA serait un ensemble disparate de mesures inefficaces, coûteuses et ingérables. « Nos membres demeurent unis dans leur adhésion au CORSIA et à nos objectifs concernant les changements climatiques », ajoute M. de Juniac », se félicite-t-il.

Lors de 73e Assemblée générale annuelle à Cancún, l’IATA a toutefois invité les gouvernements de parachever les détails du CORSIA en donnant aux compagnies aériennes suffisamment de temps pour le mettre en œuvre; à soutenir la commercialisation de combustibles d’aviation durables; et à moderniser la gestion du trafic aérien.

Vers des carburants durables pour l’aviation ?

L’IATA demande aux gouvernements d’établir des politiques pour accélérer le déploiement de carburants alternatifs durables pour l’aviation (SAF).

Selon l’Association, le Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA) est une solution essentielle, à court terme, pour la gestion des émissions de carbone. Pour leur part, les SAF et autres technologies propres constituent une solution à long terme.

« Les carburants durables pour l’aviation font partie intégrante de notre stratégie, mais pour le moment, ils ne sont pas produits en quantité suffisante et à un coût concurrentiel », observe Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

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