Les Poils à Gratter de l’Enquiquineur pour la semaine du 21 novembre 2016

Il en veut à tout le monde notre Enquiquineur cette semaine… Zaventem et sa décentralisation à la belge, la bière belge qui se dématérialise… Il s’en prend même à l’Allemagne sans oublier d’égratigner encore et toujours l’économie collaborative, Airbnb en tête, et le récurent Ryanair… A savourer sans modération immatérielle !

Dans Express.be du 21/11

Les douanes américaines vont contrôler les voyageurs à Zaventem

Je me demande s’il n’y a pas confusion entre douane et police des frontières. Sur les dizaines de voyages que j’ai faits vers les USA, deux fois seulement j’ai été questionné par la douane. En revanche, on ne peut échapper à « l’humour » des contrôleurs des frontières, encore moins à l’interminable queue –parfois deux heures d’attente- alors que les passagers du vol d’à côté, pré-contrôlés au départ, passent comme une fleur malgré le port niqab ! Ah, le contrôle de la pupille de l’œil, c’est bien l’essentiel. C’est ce qui s’appelle passer à l’œil.

Dans Trends.be du 21/11

« Le gouvernement bruxellois tue l’aéroport à petit feu »

C’est évidemment l’avis éclairé d’Arnaud Feist ; c’est surtout une conséquence de la Régionalisation à la Belge. En enlevant quasi tous les pouvoirs à l’État central pour les donner aux régions, dans un pays où l’aéroport National est respectivement à 4 et 10 km des « frontières » avec les deux autres régions, on s’expose à ce que l’intérêt particulier de ces régions prime sur l’intérêt général du pays. 12.0000 emplois, ce n’est pas rien, tout de même ! Et puis ces « bruits d’avion » … Il y a un chien qui n’arrête pas d’aboyer dans un appartement voisin : je suis heureux quand un avion passe pour ne plus l’entendre pendant 10 secondes.

Dans Express.be du 22/11

La bière belge pourrait bientôt faire partie du patrimoine immatériel de l’humanité

Ceci n’est pas une bière : Belgique, pays du surréalisme. La bière serait « immatérielle ». Une bière virtuelle, donc, si je comprends bien. Comme celle qu’on peut boire au salon VTLF ? Je rigole, bien sûr. Un salon peut être virtuel, une bière ne sera jamais immatérielle, heureusement. Allez, santé !

Dans Express.be du 23/11

Misery Class”…Une classe encore plus rudimentaire que la classe économique

Est-ce possible ? Est-ce même tolérable ? Il faudra sans doute qu’un millionnaire fasse un jour l’objet d’une phlébite pour intenter un procès aux mauvaises compagnies aériennes. Mais qu’est-ce qu’un millionnaire ferait dans cette classe ? « United Airlines limite les dimensions des bagages admis en cabine : 22 × 25 x 43 cm ». Un sac de dame, quoi. Comme le dit si bien notre confrère : « Mais les voyageurs eux-mêmes ont créé cette situation : les compagnies bon-marché inconfortables sont très profitables, confirmant la préférence des passagers pour les bénéfices pécuniaires, plutôt que le confort. »

Peut-être que si des expressions telles que « Misery Class » faisaient florès, le tort serait tel que la compagnie serait amenée à revoir sa position. Donc, émettons tous azimuts : MISERY CLASS !

Dans Pagtour N° 2624

Airbnb se mue en agence de voyages

Le service « Lieux » permet « que les voyageurs Airbnb et les habitants puissent se rencontrer. » On nous prend vraiment pour des cons avec ces soi-disant initiatives citoyennes : ce qu’ils veulent, c’est juste payer moins côté clients, et gagner plus côté loueurs. Basta.

Finalement, je me demande si ce n’est pas une très bonne chose. D’abord, alors que certains prédisent la disparition à terme des agences, le fait d’AirBille&Bille s’y intéresse prouve toute leur utilité. Ensuite, quand le « touriste » aura reçu un mauvais conseil d’un non-professionnel, il aura vite compris qu’il vaut mieux retourner chez les pros.

Dans Pagtour N° 2626

L’Allemagne, votre future destination ?

Invitation de l’office allemand du tourisme : « le public présent était composé de 95% de « vieux », parmi lesquels 90% de néerlandophones. Presque pas d’agents de voyages » nous dit notre chroniqueuse. En revanche, « on invite des associations diverses, ce qui ne convainc pas du tout que celles-ci se tourneront vers une agence de voyage pour organiser leur prochain séjour. » Peut-être a-t-on aussi invité la presse « 3e âge », mais pas nous, en tout cas. La destination serait boudée par les Wallons : « Faut-il chercher le problème du côté de la cuisine ? Oui, certes, l’Allemagne n’est pas réputée pour sa gastronomie ». Pourtant comme chantait Barbara : c’est bien joli tout de même. Et c’est pas loin, ni très cher.

Dans le même :

Les Belges voudraient plus de vacances…

Pour gagner un seul jour de congé, 17% des Belges accepteraient une semaine sans sexe, contre 21 % dans le reste du monde. Cela me fait songer à l’histoire de cette jeune dame qui lisait dans le train un livre sur « Le sexe dans le monde ». Intrigué et un rien dragueur, son vis-à-vis lui demande de quoi parle vraiment ce livre. Et la dame d’expliquer que, par exemple, on y apprend que les Amérindiens ont « la plus grosse » et que les Belges sont les plus endurants. Et le monsieur de se présenter : « ça tombe bien, je m’appelle Geronimo Desmet ».

Dans Pagtour N° 2627

Ski: 4 stations suisses parmi les plus chères

L’agence de voyages en ligne Kiwi.com a établi un classement des stations de ski : on peut y lire que les plus chères sont en Suisse et les moins chères en Slovaquie. La surface du domaine skiable est aussi prise en compte : c’est Schladming-Dachstein (Autriche) qui gagne, avec 860 km de pistes alors que Strbske Pleso (Slovaquie), la station la moins chère, n’en offre que 9 km. Le record belge, c’est le Val de Wanne, à Trois-Pont, avec 1200 m. Bien moins snob que Gstaad ou Megève. Moins connu aussi, je vous l’accorde : à Gstaad on y voit Polansky, tandis qu’ à Wanne, vous verrez au mieux Paul en ski.

Dans Pagtour N° 2628

Ryanair prévoit d’être gratuit d’ici 10 ans…

Et dans 20 ans, recevra-t-on de l’argent pour monter dans un avion ? Très mauvais signal, surtout pour les jeunes : la véritable gratuité n’existe que dans le bénévolat humanitaire. Ce n’est pas trop le truc de Michael. Je ne vois pas bien non plus le mode de fonctionnement : le billet serait payé par les aéroports, tellement ils y gagneraient en ventes dans leurs boutiques… Un peu selon le principe de la chambre gratuite à Las Vegas pour les joueurs compulsifs. Je n’y crois pas. C’est très mauvais pour l’estimation de la valeur des choses : un service serait gratuit grâce à d’autres achats ? En attendant, c’est de nouveau un génial coup de pub.

Dans le même

La stratégie cachée derrière les nouveaux services d’Airbnb

J’y reviens, tellement l’explication d’Amid Faljaoui dans sa chronique du Trends-Tendances, que nous partageons quotidiennement, est lumineuse. Je cite : « L’idée derrière ces nouveaux services, c’est qu’au lieu d’utiliser l’application Airbnb une ou deux fois par an, nous l’utilisions une fois par mois ou une fois par semaine ». Et aussi d’atteindre de la sorte sa valorisation boursière à 30 milliards de dollars ! « plus que n’importe quel groupe hôtelier, alors qu’Airbnb n’est propriétaire d’aucun hôtel ! » Eh oui, de nos jours, pour faire fortune, il faut créer une plate-forme. Mais une bonne, hein. Et avoir la chance qu’elle fonctionne, ou faire croire qu’elle fonctionne.

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