Les navettes autonomes arrivent… lentement en Belgique

On pourrait s’étonner de notre titre provocateur. C’est pourtant une réalité ; la technologie a fait un bond énorme et de nombreux lieux bénéficient déjà de navettes électriques sans chauffeur depuis plusieurs années. L’aéroport de Bruxelles a décidé d’emboîter le pas… mais tranquillement ! Un peu trop peut-être ….

La voiture autonome, elle, n’est pas encore au rendez-vous

On évoque très souvent la voiture autonome. Elle est développée par de grandes entreprises américaines comme Google ou … ). Mais, on ne la verra un développement rapide avant quelques années.

Les tests se poursuivent encore un peu partout dans le monde avec plus ou moins de bonheur. La circulation en milieu urbain est très complexe et les systèmes doivent prendre en compte de très nombreux facteurs.

Par contre, les navettes autonomes se développent rapidement

On retrouve, désormais, dans de très nombreux endroits, des véhicules transportant de 10 à 15 passagers. Ces navettes sont conçues pour résoudre le transport de passagers sur des petites distances.

EasyMile a, par exemple, développé un minibus électrique sans chauffeur pouvant embarquer jusqu’à 12 passagers. Il circule à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h, avec une autonomie de l’ordre de 14 heures.

Nous ne sommes plus au stade de tests

Depuis de nombreux mois, des navettes « Navya » circulent en Suisse et à Singapour. L’aéroport de Londres Heathrow transporte des passagers dans des véhicules autonomes depuis 2011. L’ Intellibus » australien a terminé un projet pilote de trois mois l’année dernière.

En Amérique, entre-temps, « Navya » a mis en place des navettes autonomes sur le campus de l’Université du Michigan. Une autre société, « TransDev », se prépare à mettre son minibus électrique dans les rues d’un quartier en Floride, tandis qu’ »EasyMile » a ses propres véhicules à Arlington au Texas.

On retrouve ces véhicules autonomes pour des usages divers

Les premiers tests ont été conduits sur des sites ultra-sécurisés, comme par exemple sur des sites de grandes entreprises, de quartiers d’affaires ou de parcs d’attraction. Des navettes « EZ10 » ont ainsi été mises en service pendant 3 mois à Paris, par la RATP, entre la gare d’Austerlitz et la gare de Lyon.

La société EasyMile totaliserait plus de 120 000 km en déplacements cumulés, sur des sites privés ou publics et dans des situations de circulation très diverses, qui ont tendance à se complexifier.

Des navettes autonomes à l’aéroport Paris CDG

Dans le cadre d’un projet associant le groupe ADP, Keolis et Navya, deux navettes autonomes 100 % électriques sont expérimentées au cœur de Roissypôle, le quartier d’affaires de l’aéroport Charles de Gaulle. Ces véhicules ont pour mission de relier la gare RER à la Maison de l’Environnement et au siège du groupe. Il est évident que l’expérience sera poursuivie.

Pour l’aéroport de Bruxelles, on va attendre un peu

« Brussels Airport » et la société d’autocars « De Lijn » se sont accordés pour mettre en place un bus électrique autonome sur le campus de l’aéroport. Après l’été 2019, les tests sans passagers commenceront sur le site d’essai à Utrecht. La navette arrivera ensuite à l’aéroport de Bruxelles au début de l’année 2020 pour d’autres tests.

Les navettes autonomes fonctionneront sur le tarmac

Après la première phase de test, De Lijn et Brussels Airport déploieront la navette autonome à partir de 2021 sur le tarmac de l’aéroport pour le transport des passagers, visiteurs et employés sur le trajet entre le terminal et Brucargo.

N’est-il pas un peu dommage d’assurer de coûteux développements et accumuler un retard certain ? Pourquoi, ne pas s’associer avec d’autres sociétés européennes dont les navettes sont déjà au point ?

 

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