Les jeunes n’oublieront pas la répression

Les politiques incompétents peuvent préparer leurs valises.

Ce 1er mai a été l’image presque parfaite que la lasagne constitutionnelle belge a montré ses limites. Trois villes, trois exemples différents.

À Middelkerke, un bourgmestre créatif a installé des tables et bancs communaux aux abords des restos et cafés sur la digue, pour permettre aux clients d’acheter du « take-away » et de profiter de l’environnement côtier. Le personnel communal étant présent pour désinfecter les lieux après chaque passage. Aux prochaines élections, les citoyens sauront s’en souvenir.

À Liège, un autre bourgmestre a fait preuve de bon sens, en autorisant bien sûr quelques meetings politiques type 1er mai, mais aussi un cortège citoyen bon enfant, rappelant l’importance de la Culture. Cet événement a rencontré un franc succès. Un plus grand respect du port du masque par exemple, aurait été apprécié.

À Bruxelles, malheureusement, l’ambiance fut bien différente, avec es argumentations politiques pour tenter de justifier l’injustifiable. Trois poids, trois mesures :

  1. des meetings type 1er mai autorisés, sans contrôle du nombre de participants, ni de mesures « barrières ».
  2. des meetings pour défendre la Culture, avec des interventions verbalisantes pour les organisateurs et spectateurs les plus audacieux.
  3. et enfin la maintenant célèbre Boum 2 du Bois de la Cambre. Interdite dès le départ, la Jeunesse a défié l’Autorité. Les organisateurs prônant la non-violence, les contacts entre les parties se sont révélés stériles.

Et ici intervient la délicate mission politique: gérer le pouvoir ou l’imposer ? En d’autres mots, plus crus, le bourgmestre en place à choisi la répression, avec tout l’attirail policier disponible. La Jeunesse a eu ses torts également, jets de projectiles inutiles, manque de respect des mesures barrières indispensables. L’inconscience propre à cette même jeunesse.

Bref, dans son ensemble, une révolution des muguets a eu lieu. Ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui, et qui l’ont mal géré, peuvent commencer à préparer leurs valises. La Jeunesse n’oubliera pas les abus ; la Culture et l’Horeca n’oublierons pas les interdits et les menaces.

Même des Tribunaux condamnent la manière dont les « Autorités » imposent leurs diktats. « Et maintenant que vais-je faire ? » c’est le titre d’une célèbre chanson de Gilbert Bécaud. Les moutons d’aujourd’hui vont ils se transformer en loups ?

Donnons le temps au temps, mais les choses vont et doivent changer !

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Commentaires

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1 COMMENT

  1. Désolé, je comprends parfaitement l’interdiction de ‘La Boum 2’
    Tout comme lors de la 1e édition, presque personne ne portait de masque, ni ne respectait la distanciation. Plusieurs milliers de personnes comme cela! Il est certain que le virus s’y sera fortement répendu…
    Alors que le bout du tunnel est en vue, ce genre de rassemblements de masse chaotique est une idiotie de la pire espèce. J’espère que les organisateurs seront sévèrement punis !

    Et croyez moi que moi aussi j’en ras le bol de toutes ces mesures, dont certaines sont effectivement idiotes. Mais ce n’est pas en se rassemblant dans un chaos pareil qu’on va faire changer les choses positiviment…

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