Les îles bretonnes sur le Jacques Cartier de Ponant (2)

La troisième escale du Jacques Cartier nous mène à l’entrée du golfe du Morbihan. Cette « petite » mer intérieure fait quand même 12.000 hectares ! Elle offre une grande variété de sites naturels présentant une très riche biodiversité.

L’homme occupe le site depuis plus de 6.000 ans, puisqu’on y trouve plusieurs témoignages mégalithiques, dont le superbe tumulus ou cairn de Gavrinis, magnifiquement restauré.

C’est en voulant aplanir un champ que le paysan est tombé par hasard sur cette grande accumulation de pierres sèches, abritant une galerie. Au fond de celle-ci se trouve une pierre ornée de signes dont on a hélas perdu la signification.

Autre témoignage de ce mystérieux mégalithisme : un cromlec’h, c’est-à-dire un ensemble de pierres dressées ou menhirs, ici en deux cercles concentriques. Le sol s’est depuis partiellement affaissé, ce qui laisse un site étrange dont la moitié est enfouie sous les eaux. Nous n’avons pu hélas voir le plus grand menhir jamais érigé par l’homme : le grand menhir brisé de Loc Maria Ker, situé à quelques kilomètres à peine, et qui se dressait à 18 mètres de haut !

Le golfe du Morbihan présente une grande variété d’oiseaux marins, parmi lesquels le cormoran. On peut aussi approcher d’une curieuse centrale marée-motrice. Port-Navalo fut notre premier accostage dans un vrai village, avec quelques boutiques, cafés et restaurants.

On quitte ensuite le golfe pour naviguer sur quelques encablures en direction de l’île de Houat. Nous osons paraphraser la chanson des années quatre-vingt : « c’est la Houat qu’elle préfère »… Une petite île abritant 400 habitants.

Ses criques de sable blanc sont une merveille : nous n’avons pu résister au plaisir d’un bain de mer. L’île est très fleurie, et c’est un ravissement pour les yeux.

(à suivre)

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