Les chutes Victoria ne coulent plus…

Ces gigantesques cataractes africaines forment des embruns visibles à parfois 50 kilomètres de distance. Des arcs-en-ciel émergent de la brume créée par « le plus grand rideau d’eau au monde », selon l’Unesco. Mais aujourd’hui, ces spectaculaires cascades sont presque taries, par endroits. Une conséquence de la sécheresse intense qui touche la région, la pire depuis 100 ans selon l’agence de presse Reuters.

Ces gorges « constituent un site d’importance mondiale par leurs caractéristiques géologiques et géomorphologiques exceptionnelles, et par la beauté incomparable des processus actifs de formation du sol qu’elles engendrent », explique l’organisation sur son site. Les gorges sont également des lieux de reproduction de quatre espèces d’oiseaux menacées, précise l’agence des Nations unies.

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Que se passe-t-il vraiment aux chutes Victoria ?

Tous les ans, le débit des chutes se réduit, à la saison sèche. Celle-ci court de la fin avril à septembre, selon le site météorologique américain Accuweather. La différence, cette année, c’est que « les chutes sont réduites à un filet » d’eau, rapporte l’agence Reuters. Le débit a atteint « son plus bas niveau en un quart de siècle »,  précise le quotidien britannique The Telegraph.

Le président zambien Edgar Lungu a imputé ce phénomène au « réchauffement climatique », mais les spécialistes de la question ne valident pas forcément cette analyse. «C’est difficile d’attribuer ce phénomène au changement climatique car il y a toujours eu des sécheresses », rappelle Harald Kling, hydrologue au sein de la multinationale de conseil et d’ingénierie Pöyry et spécialiste du fleuve Zambèze, interrogé sur le sujet par Reuters. En revanche, si une telle réduction du débit venait à se prolonger, « on pourra dire que c’est à cause du changement climatique », ajoute-t-il.

En Afrique, les chutes Victoria sont à sec : l’impressionnante (et inquiétante) vidéo

Annulations des touristes

Problème : les images des chutes d’eau en partie à sec diffusées dans les médias internationaux rebutent, forcément, les potentiels visiteurs qui auraient pu être tentés de découvrir le site. « Nous sommes bombardés d’appels de clients qui veulent maintenant annuler leurs vacances et d’autres qui pensaient venir mais qui ont décidé de changer de destination », résume le guide Tony Peel, sur LCI.

Maintenant, les habitants de la région attendent la fin de la saison sèche. Selon Alex Crawford, la journaliste de Sky News qui a réalisé le reportage sur place, « ils prient pour que la pluie tombe pendant plusieurs mois », afin que le débit revienne à la normale.

(Avec AFP)

 

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