Les allemands favoris pour Alitalia

Selon diverses informations, le groupe Lufthansa serait le mieux placer pour reprendre Alitalia. L’offre du géant allemand a été améliorée. Encore faut-il un gouvernement italien stable après les dernières élections législatives.

Une préférence pour Lufthansa

Le groupe allemand serait le candidat numéro un pour prendre le contrôle de la compagnie aérienne Alitalia. Le ministre des transports estime que la candidature de Lufthansa est « la plus prometteuse ».

Plusieurs compagnies ont jeté l’éponge

Trois entreprises avaient manifesté leur intérêt à prendre le contrôle de la compagnie italienne.

Mais dernièrement deux d’entre-elles ont fait marche arrière. EasyJet était l’une d’entre elles.

Les médias italiens ont spéculé que la société de private equity Cerberus et la compagnie aérienne américaine Delta pouvaient être les partenaires d’EasyJet dans l’offre.

Air France qui a déjà un fardeau de pilotes syndiqués ne semble pas être passionnée par Alitalia. En outre, une « manifestation d’intérêt » avait également été présentée par le transporteur hongrois Wizz Air.

La « New Alitalia » germanique devra être « nettoyée »

Le groupe Lufthansa aurait soumis un document la semaine dernière décrivant des idées pour une « New Alitalia » restructurée, tout en déclarant que la compagnie aérienne était actuellement « peu intéressante ».

La compagnie aérienne allemande aurait demandé aux commissaires chargés de la gestion d’Alitalia de procéder à une profonde restructuration avant toute acquisition éventuelle.

Les médias italiens affirment que Lufthansa Group a réduit à 4 000 le nombre actuel d’emplois dans le secteur de l’aviation qu’il souhaite supprimer. Auparavant, le groupe allemand planifiait 6 000 licenciements.

Mais l’Italie doit auparavant régler ses problèmes politiques

La situation d’Alitalia est cependant encore compliquée par les dernières élections générales peu concluantes.

A ce jour aucun nouveau gouvernement n’a encore été formé. Deux rounds de consultations tenues par le président italien Sergio Mattarella ont échoué.

Selon le ministre Carlo Calenda « Nous avons besoin d’un nouveau gouvernement, sinon les investisseurs n’achèteront pas. Il a ajouté que la Ligue du Nord et le M5S souhaitaient conserver « l’italianité » d’Alitalia, qui emploie environ 11 000 personnes.

Une vente repoussée à nouveau

Le gouvernement devrait publier un décret dans les prochaines semaines repoussant l’échéance de la vente d’environ six mois. Bien des choses peuvent encore changer d’ici là.

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