Le Tourisme collaboratif s’impose… Au propre, comme au figuré!

Les offres entre particuliers sont réputées plus conviviales…  mais surtout moins chères. Et chaque jour, les chiffres démontrent combien cette nouvelle économie s’impose dans notre quotidien… Petit tour d’horizon d’un secteur qui ne connaît ni la crise… ni les impôts !

Viens chez moi, j’habite chez une copine

De nombreux utilisateurs ne jurent plus que par Airbnb. S’ils reconnaissent, grâce au géant américain, gagner en pouvoir d’achat, ce serait surtout la convivialité qui serait mise en avant. Et selon les dernières études, les sommes économisées sur l’hébergement bénéficieraient aux restaurants, cafés, souvenirs…

Pour d’autres, cela permet de partir lors de Week-ends « spécial fauchés ».

Ces minitrips sont « organisés » en fonction des prix pratiqués par les compagnies low-cost, bookés en last minute. De leur côté, les propriétaires se considèrent comme des acteurs du tourisme local à part entière. Et tant qu’il y a de la demande… Ces derniers ne connaîtraient pas de basse saison, notamment dans les grandes villes. En moyenna, la location avoisine souvent les 30 euros, petit déjeuner compris. 52 semaines, 52 weekends… A la fin, ça fait beaucoup !

C’est le cas d’une habitante de Montpellier qui a touché, en 2015, quelques 4.200 euros, net d’impôts (oubliés selon Le Midi Libre), en louant une chambre de sa grande maison. Ses clients: Des personnes issues des cinq continents qui apprécient cette étape grâce aux petites adresses et chemins de promenade conseillés par la propriétaire.

En dehors des Airbnb, de nombreuses autres formules coexistent. Certains recherchent le couchsurfing (hébergement gratuit sur le canapé d’un particulier), le woofing (échange de sa force de travail contre le gîte et le couvert) ou encore le gardiennage bénévole de maison. Néanmoins, le premier pôle de dépense des vacanciers français reste le budget dévolu à la location.

Covoiturage et autopartage

En France, blablacar (https://www.fr.blablacar.be) est utilisé par quelques 110.000 usagers quotidiennement. Le site ouicar (www.ouicar.fr) permet quant à lui de louer le véhicule d’un particulier. Ces sociétés ont pris une ampleur telle que de nombreuses personnes (jeunes et moins jeunes) ne pensent même plus à s’adresser aux professionnels. Ici aussi, c’est le caractère moins formel et plus simple qui séduit les baroudeurs.

Dans le même ordre d’idée, la start-up TravelerCar est apparue dans ce paysage. Elle propose de récupérer votre véhicule directement à l’aéroport lorsque vous partez en voyage. Ceci, afin de vous évitez de payer le parking mais aussi, pour le louer à d’autres particuliers.

La table chez l’habitant et les bons plans du coin de la rue

La tendance du moment se retrouve dans l’assiette. Dans ce tout-va communautaire, le restaurateur traditionnel se voit désormais concurrencé par le privé. Le touriste en vacances peut découvrir les spécialités locales à la table de l’habitant. En ligne via le site de Vizeat (https://fr.vizeat.com) par exemple, les cuisiniers amateurs sont mis en relation avec les invités d’un soir via une participation financière. En réponse aux sceptiques, le repas est d’emblée annoncé comme convivial…

Sur internet, un avis positif vaut bien plus qu’une campagne de communication. Nos collègues du midi Libre nous informent qu’à ce titre, la ville de Montpellier vient de lancer le site www.voyagir.com. L’idée est de partager « les bons plans du quartier » avec une idée de base : l’écotourisme. Quelques 5.000 établissements y sont référencés à destination d’une centaine de milliers d’abonnés.

Une preuve de plus qu’en matière de collaboratif, le secteur touristique a encore de belles choses à inventer. Si la majorité des professionnels saluent l’arrivée de nouveaux outils collaboratifs, l’impact de ces derniers s’avère dramatique pour les secteurs traditionnels.

La France vient, à ce titre, de voter une loi qui visera à mieux « encadrer » les sites participatifs

A Montpellier, quelques 3.500 offres de logement sont à louer pour de courtes de période. Seuls 254 propriétaires déclarent leurs revenus. En outre, avec les taux hypothécaires au plus bas, de nombreux particuliers investissent dans des appartements en visant le locatif touristique à moindre frais.

Les professionnels souhaitent rappeler qu’ils sont soumis à des règles strictes en matière d’hygiène et de sécurité. Les charges sociales sont importantes et leurs revenus sont taxés. La France vient, à ce titre, de voter une loi qui visera à mieux « encadrer » les sites participatifs. Les particuliers devront s’enregistrer et transmettre les coordonnées des utilisateurs.

En France toujours, Airbnb s’est engagé à reverser une partie des taxes de séjour. A titre d’exemple, le dispositif, en place depuis octobre à Paris, a permis à la ville  lumière de récolter un montant de 1,169 million d’euros. Ne reste plus qu’aux propriétaires à déclarer les sommes perçues… et ce tourisme sera vraiment collaboratif… et social!

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