Le tourisme adore les « Gay Pride » … Mais pas partout!

Dans nombre de pays occidentaux, il est devenu normal d’organiser une « gay pride ». Ces évènements attirent des milliers de touristes. C’est aussi l’occasion de donner une visibilité à une communauté qui reste plus ou moins bien acceptée malgré les lois. C’est aussi l’occasion d’évoquer les pays où l’homosexualité est encore considérée comme un crime.

L’Espagne va célébrer le 40ème anniversaire de la première marche

En 2017, l’Espagne va célébrer le 40e anniversaire de la première Gay Pride en 1977. Cette date a marqué le début de la communauté gaiy, lesbienne, transgenre et le mouvement des bisexuels.

C’était surtout le début du processus de transition vers la démocratie après 40 ans de dictature. Durant cette période la communauté LGBT a été l’une des plus touchée par la répression du régime de Franco.

Logo worldPride MadridLa « WorldPride » va s’organiser à Madrid

La manifestation à Madrid sera une parade mondiale. La capitale espagnole attend près de 2.000.000 participants et une manifestation avec environ 1.000.000 participants.

La célébration de la « WorldPride » à Madrid contribuera de manière décisive à l’un des principaux objectifs des associations : promouvoir la fierté des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre au niveau international.

« Promoción Madrid » et « Turismo Madrid », « Turespaña » et la Chambre de Commerce de Madrid ont organisé un large éventail d’actions en faveur de la Gay Pride à Madrid.

La « Gay Pride » une façon de ne pas oublier les injustices

Participer à ces évènements doit permettre de soutenir les droits des LGBT dans les pays où ils n’existent pas encore. On dénombre 77 pays qui ont des lois répressives contre les homosexuels. Il ne s’agit pas bien sûr d’ignorer les personnes qui souffrent dans les zones de guerres. Mais l’homophobie est également présente pas si loin de nous.

La Tchétchénie torture les homosexuels dans des camps de concentration

Comme l’indique le blog de Mediapart, ces faits ont été confirmés par l’ONG Human Rights Watch dans un communiqué. « Nous avons une multitude de sources indépendantes les unes des autres sur le terrain qui disent la même chose », confirme Boris Dittrich, directeur de la défense des droits des LGBT à Human Rights Watch, joint par France 24.

170x170-ct« Les gens craignent pour leur vie. Beaucoup d’entre eux essaient de fuir. Certains vont ailleurs en Russie mais c’est une solution provisoire et peu sûre. Ces personnes ont besoin d’aide pour sortir de Tchétchénie et de Russie le plus vite possible », estime le porte-parole de l’ONG, qui appelle les pays de l’Union européenne à « leur accorder le droit d’asile dès que possible ».

La Tunisie démocratique ne l’est pas pour les homosexuels

En attendant une hypothétique réforme, la répression continue à un rythme soutenu, comme l’illustrent les affaires ayant défrayé la chronique ces dernières semaines. Le 8 avril, un couple a été arrêté à Tataouine (sud) pour un simple échange de messages Facebook.

Le 13 mars, le cinéaste Karim Belhaj a été arrêté à Tunis à son domicile en présence de son partenaire. Le même jour, à Sousse, un couple était condamné à deux mois de prison pour « atteinte aux bonnes mœurs » (article 226 bis du code pénal) après avoir été surpris à son domicile en possession d’effets féminins.

Le 10 mars, un autre couple a été condamné à huit mois de prison ferme, toujours à Sousse. Dans la Tunisie démocratique, qui s’enorgueillit de sa société ouverte et éclairée, le code pénal continue de frapper sans relâche les homosexuels.

Rainbow_flag_and_blue_skiesL’homophobie est à nos portes

On pourrait recenser chaque semaine des incidents homophobes en France ou en Belgique. On évoque le cas récent d’une responsable de l’Association nationale transgenre (ANT) qui a été agressée le 6 avril devant le centre LGBT (lesbiennes, gay, bisexuels, transgenres) à Paris, a signalé jeudi 13 avril l’Agence AFP.

La militante LGBT « a été prise à partie par un motard, tout d’abord verbalement puis ensuite physiquement, insultes homophobes et transphobes à l’appui », a expliqué jeudi dans un communiqué l’Association.

En attendant, vous pouvez consulter les dates de toutes les Gay Pride dans le monde : http://www.gaypridecalendar.com/world; pour Bruxelles, se sera le 20 Mai !

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