Le SNPL soutient un prix plancher pour les billets d’avion

Le Syndicat National des Pilotes de Ligne, dans le cadre de la diminution de l’empreinte climatique du transport aérien, appelle à la mise en place au niveau européen d’un mécanisme de prix plancher pour les billets d’avion.

Cette position a été défendue ce 16 septembre lors de la réunion de concertation, organisée par le Ministère de la Transition Écologique pour la mise en œuvre des mesures issues de la Convention Citoyenne pour le climat, afin d’organiser une transition écologique durable dans le domaine du transport aérien.

A la manière de l’initiative déjà lancée par l’Autriche, il s’agit de fixer un prix minimum au voyage aérien, court, moyen ou long courrier, prenant en compte la réalité de sa valeur, et d’éviter par là même le dumping environnemental et social.

Mécanisme vertueux pour le consommateur ; il prend en compte de façon plus réaliste l’impact du voyage aérien sur l’environnement et, à la manière du marché carbone, il intègre un prix à l’impact climatique du transport en avion.

Mécanisme vertueux pour les transporteurs ; il n’obère pas les capacités d’investissement des entreprises pour diminuer l’impact environnemental de leur activité : maintien de la capacité R&D, maintien de la capacité de renouvellement des flottes plus modernes et moins consommatrices de carburant, maintien des investissements en faveur de la compensation carbone.

Mécanisme vertueux, enfin, en terme social : les compagnies les moins respectueuses du droit social de leurs salariés sont celles qui pratiquent les tarifs les plus bas, les plus déconnectés de la réalité des coûts réels du transport aérien. Il est temps d’appliquer les concepts de Responsabilité Sociétale et Environnementale au transport aérien, en fixant de façon réaliste et juste le coût pour le consommateur du transport.

Il est grand temps de changer de paradigme s’agissant de stratégie environnementale du transport aérien. La politique du toujours plus de taxes, la seule menée depuis des années, a montré toutes ses limites.  

Taxe carbone, Eco-taxe, Taxe Chirac, les appellations ont beau être imaginatives, toutes ces mesures punitives passent à côté de leur objectif : leur bénéfice environnemental est nul, puisqu’elles sont décidées en dehors de toute coordination internationale.

En revanche, elles pénalisent financièrement, très durement,  les  compagnies aériennes  du pays dans lequel elles sont mises en place, obérant toujours plus leurs capacités d’investissement déjà délicates à faire émerger, tout en ouvrant une voie royale aux transporteurs étrangers, et notamment aux moins vertueux.

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