Le secteur aérien, victime aussi du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique pourrait affecter la navigation aérienne, selon des chercheurs américains dont les conclusions ont été publiées dans le magazine Climatic Change.

L’étude prévoit une hausse annuelle de quatre à huit degrés Celsius des températures quotidiennes maximales à l’échelle mondiale d’ici 2080. Selon ces experts, la hausse des températures compliquerait le processus du décollage des avions : un air plus chaud ne permettrait pas aux avions de prendre assez d’altitude. Un problème qui deviendra plus épineux encore en temps de canicule.

Plus de turbulences

D’autres experts avertissent que le réchauffement pourrait augmenter le taux de turbulences dangereuses ainsi que la durée des vols. Le nombre de turbulences devrait augmenter de 40% d’ici 2050 du fait du changement climatique.

reacteur_avion_illustration_cc_farhan_amoorDu fait de l’augmentation de la différence de température entre les zones tropicales et les zones polaires, la vitesse du jet-stream va s’accentuer. Avec une hausse d’environ 15% de la vitesse prévue selon le professeur Paul Williams.

L’augmentation de la vitesse du jet-stream aura des effets concrets : un vol aller-retour entre Londres et New York en hiver pourrait prendre plus de 7h, contre moins de 5H20 au retour, contraignant les compagnies aériennes à brûler plus de carburant.

Sur tous les vols transatlantiques, les compagnies vont effectuer 2.000 heures de vols supplémentaires, dépensant 7,2 millions de gallons de carburant en plus pour un coût de 22 millions de dollars et des émissions supplémentaires de 70 millions de kg de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de la consommation de 7.100 foyers britanniques…

Réduire la puissance

Si le réchauffement se poursuit, il faudra réduire la puissance et le poids des appareils de 4%. Cela signifie que les compagnies aériennes devront limiter la quantité de bagages à bord ou diminuer le nombre de sièges.

FlightsDes vols pourraient être annulés lors des canicules, comme on l’a vu récemment à l’aéroport de Phoenix, en Arizona, où le thermomètre affichait 50°C, ou reportés à des moments plus frais de la journée, par exemple, en matinée.

Selon le climatologue Radley Horton, l’un des auteurs de la recherche, il ne sera possible de réduire les effets négatifs du réchauffement climatique qu’en concevant de nouveaux moteurs ou en allongeant les pistes d’atterrissage.

[Source : Business Traveler France et Climatic Change]

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