Le rachat de Transat par Air Canada remis en cause ?

Certains rachats et fusions prévus avant la crise du Covid-19 vont être remis en cause. Mais celui de Transat est remis en question pour une raison différente.

Les services de la concurrence au Canada ne paraissent pas favorables

Le Bureau de la concurrence a annoncé aujourd’hui avoir conclu que l’acquisition proposée de Transat par Air Canada aura vraisemblablement pour effet d’empêcher ou de diminuer sensiblement la concurrence dans la vente de voyages aériens ou de forfaits vacances aux Canadiens.

Le Bureau de la concurrence indique : « L’élimination de la rivalité entre ces entreprises de transport aérien entraînerait une augmentation des prix, une diminution des services et une réduction importante des voyages effectués par les Canadiens sur certains trajets où leurs réseaux actuels se chevauchent »

Plusieurs axes faussés la concurrence

Les effets de la transaction entre Air Canada et Transat se feraient sentir sur 83 trajets, soit:

  • 49 trajets qui se chevauchent entre le Canada et l’Europe

  • 34 trajets qui se chevauchent entre le Canada et des destinations soleil en Floride, au Mexique, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Le ministre des transports au Canada doit prendre une position

La décision définitive concernant la transaction proposée sera prise par le gouverneur et s’appuiera sur la recommandation du ministre.

Celle-ci doit être remise d’ici le 2 Mai. Mais, il semble évident que la période que nous traversons actuellement peut bousculer les dates et les décisions !

Transat communique :

« Transat a pris note du rapport consultatif du Bureau de la concurrence. Ce rapport n’altère pas la confiance de la société dans la transaction avec Air Canada, qui apporte de nombreux avantages à long terme pour toutes les parties prenantes ». Jean-Marc Eustache, président de Transat ajoute : « Il faut prendre le rapport du bureau de la concurrence avec un peu de distance, et ne pas en tirer de conclusions quant à la décision finale. Le rôle du commissaire de la concurrence se limite à étudier les impacts sur la concurrence dans le marché, autrement dit à pointer les difficultés, sans nécessairement envisager les solutions ou les mesures correctives qui pourraient être mises en place, ni prendre plus largement en compte l’intérêt public. L’évaluation de Transports Canada apportera un éclairage plus complet sur les tenants et aboutissants de la transaction et sur l’ensemble des retombées sur la population et l’économie canadiennes »

Il faudra attendre la fin de la pandémie pour connaître le fin mot de cette histoire !

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