Marriott est sous enquête après qu’un e-mail ait été envoyé aux membres de son programme de fidélité. Le texte a été jugé offensant par les autorités chinoises. De nombreux utilisateurs de réseaux sociaux appellent au boycott de la chaîne hôtelière américaine.

Une affaire qui survient d’un simple e-mail

Marriott a donc envoyé un e-mail aux adhérents de son programme de fidélisation. Ils étaient invités à nommer les pays où ils ont vécu. Dans la liste des choix, on pouvait trouver: le Tibet, Hong Kong, Macao et Taiwan. Ces territoires sont considérés par le gouvernement de Beijing comme faisant partie de la Chine. Un sujet ultra-sensible dans ce pays.

La chaîne hôtelière a publié des excuses

Le PDG de Marriott International, aurait déclaré : « Nous ne soutenons pas ceux qui contestent la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine. Nous ne voulons en aucune façon encourager ou inciter de telles personnes ou groupes. Nous reconnaissons la gravité de la situation et nous présentons mes sincères excuses »

Le PDG en rajoute

« Nous allons prendre les mesures disciplinaires nécessaires. Parmi celles-ci, on peut citer : la modification de nos procédures d’approbation et d’examen pour le contenu en ligne, l’examen de nos canaux de communication avec nos clients et l’amélioration de la formation pour assurer que ces situations ne se reproduisent plus. Nous travaillons également en étroite collaboration et coopération avec les autorités gouvernementales compétentes en Chine. »

Le sujet est très sensible en Chine

Les autorités rappellent que les anciens territoires britanniques et portugais de Hong Kong et Macao font désormais partie de la République Populaire. Le Tibet est officiellement reconnu comme la région autonome du Tibet en 1965 comme quatre autres provinces de Chine.

En principe, le statut de région autonome s’applique aux provinces comptant historiquement d’importantes minorités nationales, telles que les Hui (le Ningxia), les Mongols (la Mongolie intérieure), les Zhuang (le Guangxi), les Tibétains (le Tibet) et les Ouïgours (l’Ouïgour ou le Xinjiang). De nombreux tibétains ont dû s’exiler majoritairement en Inde.

Taïwan, un cas plus complexe

Taïwan, l’île qui s’appelle la République de Chine, est considérée par Pékin, dans le cadre de la République Populaire. Taïwan n’est pas un État souverain du point de vue de l’ONU. Légalement, les Nations Unies et la plupart des États s’en tiennent à la position de Pékin, pour résumer : Taïwan est une province de la Chine. Peu de pays reconnaissent Taïwan, souvent sous la pression économique de la Chine.

Les Etats-Unis ont une position ambiguë

Officiellement, les Etats-Unis reconnaissent l’existence « d’une seule Chine » et ne souhaitent pas «de modification unilatérale du statu quo dans le détroit de Formose». Mais les Américains sont toujours liés à Taiwan par un accord de défense qui date de l’époque de la Guerre froide. Dans les années 50, ils s’étaient engagés à intervenir en cas d’invasion de l’île par les troupes de la Chine communiste.

Cet accord est toujours en vigueur. Pour terminer sur le sujet, le président Trump a rompu avec quatre décennies de politique américaine en prenant un appel téléphonique de la présidente taïwanaise alors que la Chine interdit tout contact officiel entre ses partenaires étrangers et des dirigeants de Taïwan.

On le voit, tout n’est pas simple !

 

 

 

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