Le grand et le petit écran influencent toujours plus le tourisme

Selon TCI Research, un visiteur sur dix en Colombie serait influencé par la série «Narcos»

L’influence du cinéma sur le tourisme n’est pas une nouveauté, mais il semblerait que la tendance soit aujourd’hui plus forte que jamais. Selon un sondage mondial effectué par l’agence TCI Research, l’année dernière, près de 80 millions de voyageurs ont choisi leur destination en se basant sur des films ou des séries télévisées. Une tendance qui a pratiquement doublé en cinq ans.

Les touristes concernés sont avant tout des milléniums et proviennent de marchés à fort pouvoir d’achat comme la Chine et les pays du Golfe. Ce micro-segment est très précieux pour les destinations par rapport aux visiteurs moyens. En effet, les touristes fans de films sont beaucoup plus actifs sur les réseaux sociaux (+27%) et produisent davantage de recommandations (+6) que la moyenne.

Le ksar d’Aït-ben-Haddou au Maroc a servi de décor naturel pour Game of Thrones

Ils participent davantage aux activités culturelles et naturelles (+19%) durant leur séjour. Enfin leur taux de satisfaction est généralement plus élevé concernant les circuits guidés et excursions (+31%), la beauté des paysages (+21%), la diversité des loisirs et culturelle (+29%). Enfin, ils sont plus sensibles au marketing (+10%) et tendent à voyager davantage hors saison.

Pour TCI Research, les films ont un niveau d’influence comparable aux agences de voyages, avec de grandes opportunités pour les destinations de bénéficier d’un canal de promotion indirect. La création de produits expérientiels pour répondre à la demande croissante de ces touristes génère un impact économique et de marque bénéfique à long terme.

Toutefois, pour Olivier Henry-Biabaud, CEO de TCI Research, il est recommandé de gérer les risques d’un tourisme excessif et de ses dommages collatéraux en guidant les touristes sur les sites de tournage de manière durable, en prenant en compte les habitants et les questions environnementales. L’objectif est d’apprendre et d’éviter de réitérer le cas de Maya Bay (Phi Phi, Thaïlande) et de Leonardo Di Caprio pour le film The Beach.

 

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