Le fondateur d’easyJet veut la peau du directeur financier

Ce n’est pas la première fois que Stelios Haji-Ioannou, le fondateur et principal actionnaire de la compagnie aérienne, se fâche contre la direction de la compagnie low-cost. Il a sûrement raison car l’effondrement de la compagnie est en jeu…

Le directeur financier a utilisé un prêt gouvernemental

EasyJet a utilisé un programme de prêts du gouvernement britannique et a pris d’autres mesures pour porter sa liquidité totale à 2,3 milliards de livres sterling d’ici le 9 avril 2020, ce qui équivaut à environ 140 jours de chiffre d’affaires 2019, plus que la plupart des grands groupes de compagnies aériennes européennes.

Une erreur selon Stelios

Un prêt du gouvernement pour un an n’est pas la solution au problème d’easyJet. Il précise : «Je suis en désaccord avec les différents administrateurs de temps à autre et la façon dont ils dirigent l’entreprise, en particulier lorsqu’ils commandent trop d’avions à Airbus ».

Ses préoccupations actuelles sont partagées par toutes les compagnies aériennes. L’homme d’affaires grec demande la destitution du directeur financier d’Easyjet, Andrew Findlay.

Une commande géante qui ne va pas servir immédiatement

Stelios Haji-Ioannou a déclaré que les 107 avions commandés étaient inutiles, car la pandémie de coronavirus a stoppé les voyages en avion. En période de verrouillage, il faut supprimer les coûts variables et réduire les coûts fixes.

La réserve de trésorerie devrait être suffisante pour assurer la survie d’easyJet bien au-delà de la fin de 2020. Il a également indiqué : « Si Easyjet résilie le contrat d’Airbus, alors on n’a pas besoin de prêts du contribuable britannique et on a les meilleures chances de survivre et de prospérer à l’avenir avec une injection de fonds propres supplémentaires ». Il faut dire qu’il s’agit d’une commande de plus de 4 milliards £ !

easyjet se défend

Un porte-parole d’Easyjet a déclaré: « Le conseil d’administration gère les défis sans précédent auxquels sont confrontés la compagnie aérienne et le secteur de l’aviation dans son ensemble. Nous restons absolument concentrés sur la liquidité à court terme, en supprimant les dépenses de l’entreprise tout en préservant les emplois et en assurant l’avenir à long terme de la compagnie aérienne. Nous pensons que la tenue d’une assemblée générale serait une distraction inutile pour s’attaquer aux nombreux problèmes immédiats auxquels notre entreprise est confrontée. »

Donc la direction de la low-cost défend le directeur financier sans se soucier des tribulations d’un actionnaire important… Il est pourtant clair que de nombreuses compagnies aériennes vont retarder ou annuler des commandes aussi bien chez Airbus que chez Boeing. La crise est réellement profonde !

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY