Le groupe Lufthansa n’évoque plus ce drame et encore moins le nom de la Germanwings. Et pourtant 150 personnes ont trouvé la mort à cause d’un pilote névrosé avec des tendances suicidaires. Régulièrement, des livres sortent sur cette histoire…

Le 24 Mars 2015, un vol de la Germanwings s’écrase en France

Le vol Germanwings 9525 s’est écrasé dans les Alpes françaises. Le vol effectuait une liaison entre Barcelone et Düsseldorf. Les 144 passagers et six membres d’équipage ont été tués. Dans les jours qui ont suivi, une image des derniers moments poignants du vol a commencé à émerger.

Peu de temps après avoir atteint l’altitude de croisière, un officier de 27 ans, Andreas Lubitz, s’est enfermé le dans le poste de pilotage pendant que le capitaine était parti aux toilettes. Il a pris le contrôle de l’avion. L’A320 s’est écrasé dans les Alpes du Sud.

La compagnie avait-elle une responsabilité ?

« En Allemagne, l’enquête s’est en revanche terminée en janvier 2016 par un classement sans suite, la justice ayant estimé qu’il n’y avait pas de « responsabilités extérieures » dans ce drame. Les enquêteurs ont en particulier écarté les soupçons de négligence visant les médecins qui ont examiné le pilote ». La justice française poursuivrait son instruction afin de connaître le niveau de connaissance de la compagnie de l’état mental du copilote.

Une enquête a révélé que le copilote était sous traitement médical pour dépressions par plusieurs prestataires de santé. Aucun d’eux n’auraient informé l’autorité de l’aviation civile allemande, ni aucune autre autorité au sujet de l’état mental du copilote. Les familles qui ont perdu un de leur proche attendent une réponse et pas seulement une compensation.

Y-a-t-il un suivi médical des pilotes ?

Selon le Wall Street Journal, « les officiels de l’Union européenne ont estimé que le régulateur allemand en charge de la sécurité aérienne souffrait de pénuries chroniques de personnel pouvant nuire à sa capacité de contrôle des appareils et des équipages, y compris au niveau médical ». Selon une source européenne, ce dont évoque le WSJ sont « des insuffisances dans les ressources et les niveaux de staffing » du bureau fédéral allemand de l’aviation. »

Il semblerait que la Commission Européenne a engagé fin 2014 une procédure visant à demander des comptes à l’Allemagne, et une mise en conformité. Bref, la transparence n’est pas de mise et les passagers sont à la merci d’un nouveau drame lié à la santé mentale d’un pilote.

Des livres à profusion sur cette affaire

Le Diable du Ciel de Laurent Obertone : Le narrateur est enquêteur au Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la Sécurité Aérienne. Il nous relate les évènements du début à la fin sur cet hallucinant crash

Germanwings 4U9525 de Michael Lanz, un livre en allemand sur ce drame. Ou Sonderfall Germanwings ? De Michael Anders

Erreurs de pilotage de Jean-pierre Otelli, qui est lui-même pilote. Cet ouvrage contient les compte-rendu inédits d’accidents aériens qui ont défrayé la chronique. Malgré les dénégations de certains, c’est l’homme qui reste le maillon faible dans la chaîne de la sécurité aérienne.

Fatal Descent de Jeff Wise : Le journaliste et expert en aviation Jeff Wise se rend dans la ville natale de Lubitz en Allemagne pour dresser un portrait définitif et obsédant du tueur et du système qu’il a trahi.

Germanwings Flight 9525 : The Tragic Flight de Dirk Barreveld

On attend, comme les familles endeuillées, des réponses !

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY