Le contrôle aérien devient un véritable problème en Europe

Est-ce l’absence d’une technologie de pointe ? D’un manque de professionnels ? Le contrôle aérien perturbe l’Europe de façon régulière sans que les gouvernements semblent ne pas prendre la mesure du problème. Entre les nombreuses grèves en France, en Italie, c’est la Belgique qui a mis à mal le trafic aérien national la semaine dernière, pendant quelques heures.

Le contrôle aérien ne se limite pas à une tour de contrôle

Le transport aérien en Europe connaît une croissance importante depuis les années 90. La vision de certains néophytes se réduit très souvent à une tour de contrôle, ce qui est loin d’être le cas.

La gestion du trafic aérien (Air Traffic Management) comprend le contrôle du trafic aérien (ATC), la gestion des flux (ATFM) et la gestion de l’espace (ASM), et s’appuie sur des services de communication, navigation et surveillance (CNS) standardisés au plan mondial par l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Cette gestion du trafic aérien doit évoluer fortement pour faire face aux défis qui lui sont posés. Aujourd’hui et notamment en France, les retards pour moderniser les équipements sont très importants. Ce qui explique en partie le nombre incroyable de jours de grèves de la part des employés.

Un problème informatique bloque l’espace aérien

On a déjà connu des pannes informatiques géantes comme le système d’enregistrement de British Airways, il y a quelques mois et à nouveau, il y a quelques jours. Ce fut une journée désastreuse pour la compagnie anglaise.

Cette fois la Belgique a dû fermer son espace aérien à cause d’un problème de chargement des données liées aux plans de vol.

L’entreprise chargée du contrôle du trafic aérien, Belgocontrol a perturbé gravement le transport aérien dans l’ensemble du pays le jeudi 12.

Les avions ne pouvaient ni décoller ou atterrir

De nombreux avions ont été cloués au sol, d’autres ont été contraints d’atterrir. C’est bien évidemment un évènement exceptionnel. Selon une porte-parole de Brussels Airport, la situation était supposée revenir à la normale vers 18 h.

Six aéroports ont été touchés, ainsi que tous les avions qui survolent le pays jusqu’à 8 000 mètres d’altitude, ce qui correspond à la zone gérée par Belgocontrol. Au-delà de 8 000 mètres, c’est un autre centre, à Maastricht (Pays-Bas) qui contrôle les avions survolant le territoire belge.

On voit l’importance de l’Air Traffic Management. Une grève ou un problème informatique peuvent bloquer des milliers de passagers.

 

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