Le changement climatique pourrait provoquer un crash boursier de grande ampleur

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Le changement climatique est étudié aujourd’hui attentivement par les financiers selon Le Figaro, ne serait-ce que parce qu’il pourrait provoquer un crash boursier de grande ampleur.

La transition écologique est une expression à la mode aujourd’hui. En particulier en Belgique où elle fait partie de la négociation pour un nouveau gouvernement régional. L’idée est évidemment bonne et nécessaire: nous devons par respect pour les générations futures passer à une économie décarbonisée. En revanche, ce dont on parle moins, c’est la vision des marchés financiers sur cette fameuse transition écologique.

Et c’est là que cela se corse, car le changement climatique est étudié aujourd’hui attentivement par les financiers selon Le Figaro, ne serait-ce que parce qu’il pourrait provoquer un crash boursier de grande ampleur.

Le premier risque de crash est bêtement physique, les dégâts provoqués par la hausse du niveau de la mer par exemple auraient un prix exorbitant pour l’économie mondiale.

C’est une évidence qui n’a pas besoin d’être rappelée. De même, le deuxième risque lié au changement climatique est un risque juridique. Car, c’est évident que la responsabilité des Etats et des entreprises sera mise en cause par les parties concernées selon Le Figaro. Mais ces deux risques sont connus et étudiés depuis longtemps par les économistes.

En revanche, ce qui est moins connu, c’est l’impact du « verdissement » de la finance mondiale, c’est ce qu’on appelle le « risque de transition », autrement dit, toutes les contraintes environnementales qui pèseront lourd sur la rentabilité des industries fossiles.

« Le changement climatique pourrait provoquer un crash boursier de grande ampleur »

Le Figaro rappelle que l’économiste français Michel Aglietta, qui est plutôt un économiste de gauche, a planché sur le sujet pour le compte de la banque de France. Il s’est interrogé sur un monde où les réserves d’énergies fossiles seraient abandonnées du fait des politiques de décarbonisation mises en oeuvre par les Etats.

Du coup, selon cet économiste, les actifs financiers – autrement dit les actions des grandes entreprises industrielles et énergétiques – seraient sans doute dévalorisées de moitié. Et si cette dévalorisation devait se produire, elle pourrait produire une réaction en chaine en Bourse, forçant les investisseurs à chercher des valeurs refuges.

En clair, ce que Michel Aglietta décrit là, c’est un crash boursier massif. Et ça, c’est le troisième risque lié au changement climatique et en particulier à une transition écologique mal pensée.

Bien entendu, ce crash boursier ne peut pas se produire du jour au lendemain. Et puis, ne l’oublions pas, le changement climatique va aussi créer des opportunités pour de nouveaux business. Mais ce qui est intéressant, c’est que les banques centrales du monde entier ont désormais intégré le changement climatique dans leurs analyses économiques.

Elles savent aussi que le gros souci avec le changement climatique, c’est l’horizon de temps, ce que le gouverneur de la banque centrale britannique appelle « la tragédie de l’horizon ».

Ca veut dire simplement que comme le danger est à l’horizon de 50 ou 100 ans, les décideurs privés et publics sont désemparés, ils ne sont pas habitués à se projeter aussi loin selon Le Figaro. Cette myopie de nos leaders pose problème. Et dans le cas de Donald Trump, la myopie se double d’une surdité aux argument scientifiques, ce qui prouve que le meilleur ennemi de l’homme, c’est lui-même.

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