Le Canal de Bruxelles : un atout touristique et économique indéniable

Du 20 au 26 mars, l’eau était mise à l’honneur à Bruxelles. Pour sa seconde édition, les journées bruxelloises de l’eau ont accueilli çà et là des riverains, des écoles et quelques touristes. Traversée par un maillage de rivières, dont la Senne, des collecteurs et un canal, la capitale réinscrit l’eau dans son patrimoine depuis plus de 30 ans.

L’écluse d’Anderlecht, un lieu emblématique

Entre Charleroi et Anvers, pas moins de 12 écluses permettent de compenser la différence de niveau entre la cité hennuyère et le port maritime.

La première écluse de Bruxelles est située à Anderlecht, entre le quartier de la Roue et le quartier d’Aa. Outre la gestion du passage des péniches, cette écluse a la particularité de contrôler le niveau de la Senne et du canal via un déversoir situé en contrebas.

_HE17166 - Websize_0Non loin de là, la Senne n’est pas encore voûtée et des aménagements sont réalisés pour préserver la qualité biologique de ses berges. Ce 26 mars, le collectif de la Roue rassemblait une dizaine de curieux.

Aux dires de notre guide, le quartier fut habité dès le 7ème siècle. Avant la construction du canal et des écluses, la Senne sortait régulièrement de son lit. Les crues enrichissaient le sol et la qualité de ses prairies était reconnue.

Première rue pavée de Bruxelles

Très vite, des châteaux (aujourd’hui disparus) furent construits. Des fermes et des moulins profitèrent des ressources du lieu. Au 16ième siècle, Charles Quint autorisa les fermiers à marquer le beurre d’un signe distinctif, arguant de sa qualité.

Ce serait enfin dans ce quartier que la première rue pavée de Bruxelles aurait été construite. Une importante brasserie s’y était installée et l’activité aurait nécessité une route permettant le déplacement de lourdes charges.

img_topLe canal : une activité économique

Jusqu’aux années 80, l’activité économique était importante. Les éclusiers assistaient quotidiennement le passage de plus de quarante péniches.

En 2017, l’activité a fortement diminuée bien qu’un regain d’intérêt se fasse ressentir. D’après le livre de bord de l’écluse d’Anderlecht, une vingtaine de péniches emprunteraient cette entrée de Bruxelles les jours les plus fastes.

Les nouveaux bateaux permettent de transporter un charroi équivalant à celui de 50 à 70 poids lourds. Utilisé à son maximum, le canal permettrait de se passer tous les jours de quelques 2.500 camions. En 2016, le canal aurait permis l’économie de 600.000 camions, 95.000 tonnes de Co2 et 23 millions de coûts externes.

2295721338_7fbf718dff_zDécouvrir la capitale autrement

Au total, le cluster portuaire bruxellois est composé de 400 entreprises et génère quelques 12.000 emplois directs et indirects. Il procure en outre 2% de la richesse crée par la région.

Les activités touristiques sur le canal de Bruxelles sont coordonnées, entre autres, par visitbrussels et brusselsbywater. Des croisières, des excursions et un « waterbus » permettent de découvrir la capitale autrement.

Depuis quelques années, une navette relie Vilvorde à la Place Sainctelette. Des navetteurs et de nombreux touristes l’utilisent du 1er mai au 31 octobre. D’une capacité de 100 places, ils étaient 15.000 à en profiter en 2014. En 2016, les usagers ont plus que doublé.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus : http://www.waterbus.eu/downloads/A5-folder_Waterbus2017_tabel.pdf

Il est conseillé aux groupes de procéder à une réservation.

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