L’après-Orlando: les questions qui se posent

Tout avait déjà été dit, ou presque, dimanche soir, après la tuerie d’Orlando pour que PagTour se sente obligé d’en rajouter. C’est à présent le secteur touristique qui, à son tour, se pose des questions.

On ne saura jamais, puisque le terroriste a été abattu par les forces de l’ordre, ce qui, de la détestation de l‘homosexualité ou du fanatisme islamiste, a motivé en premier son geste. Quoi qu’il en soit, cet attentat montre bien que ce n’est évidemment pas la religion qui est le moteur de Daech et consorts, mais bien la haine, la haine brute.

En s’attaquant à la communauté gay, connue pour sa tolérance et son sens de la fête, l’assassin a fait d’une pierre deux coups : éliminer physiquement une cinquantaine de « sales pédés » et terroriser la ville qui abrite entre autres Disney World, Sea World et Universal Studios, symboles de l’Amérique à la fois conquérante et futile. Tout ce que détestent les barbus qui ont conçu le rêve fou de nous ramener au Moyen Age.

Une communauté « désignée »

Dès lors, et à leur tour, les gays, lesbiennes, bi et transgenres sont-ils encore en sécurité ? Faut-il désormais sécuriser à outrance les bars et restaurants qu’ils ou elles fréquentent, mais aussi leurs clubs de vacances, leurs hôtels, leurs croisières ? Car en créant ces « communautés », qui ne le demandaient pas, on les a désignées à la vindicte hier, à la kalachnikov aujourd’hui, de leurs ennemis séculaires.

Questions subsidiaires : le ministère belge des Affaires Etrangères va-t-il émettre un « avis négatif » sur les voyages aux Etats-Unis ? Les tour-opérateurs qui programment séjours et circuits à Orlando et en Floride vont-ils, comme ils l’ont fait pour la Tunisie, les déprogrammer ?

Un massacre par jour

Alors que, comme le rappelait récemment PagTour, « Les USA craignent des attentats cet été en Europe », c’est sur le sol américain même qu’est survenu le pire massacre de son histoire. Le pire, parce qu’il se déroule en moyenne plus d’un massacre de ce genre par jour aux Etats-Unis. Pas parce que les armes y sont en vente libre, non : elles le sont aussi en Suisse où, si le pouvoir est au bout du fusil, le fusil est au bout du couloir, et on ne sache pas que la chevrotine serve à faire les trous dans le gruyère. Non. Mais c’est ainsi…

Non, les Etats-Unis ne sont pas un pays sûr. Pas plus, désormais, que la Tunisie, où les Belges n’ont toujours pas retrouvé le droit de se rendre, ni que l’Egypte, la Turquie, l’Afghanistan, ni bien sûr que la Gaume, la Drôme ou le Berry.

Fichue époque… Avec laquelle il va falloir continuer à vivre. Si au moins on s’abstenait de nous donner des leçons, ce qui ne fait qu’ajouter à la misère du monde…

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