L’après Covid-19… Les résultats de notre sondage !

Et vos avis !

Avant toute chose, nous tenons à remercier nos nombreux lecteurs pour leur participation et surtout le réalisme dont ils ont fait preuve pour répondre aux questions. Nous avons déjà tout lu, tout entendu, du plus incroyable au plus simpliste quant à la finalité globale de ce satané virus. Un exemple en une seule phrase d’après une tribune publiée par une vingtaine de journaux dans le monde, sur base d’un manifeste de 3.000 chercheurs de 600 universités :

« Il faut démocratiser l’entreprise, démarchandiser le travail et dépolluer la planète. On n’est pas sorti de l’auberge, si en plus on y ajoute l’imbroglio politique belge ! Dans notre sondage, nous avons voulu garder, par respect l’anonymat des participants. Certains se reconnaîtront de par les positions décrites, d’autres de par la reprise mot pour mot de leurs réactions.

Un premier facteur d’analyse et remarque reçue, avant de passer en revue les questions

Un chiffre de l’IATA MONTHLY BSP Statistics for Travel Agent Associations pour le marché belge. Accrochez vos ceintures : Avril 2020: variation par rapport à avril 2019, MOINS 135,4 M€ (montant brut). Nous vous épargnons les autres comparatifs pour ne pas exacerber le pessimisme des chiffres. La toute-puissance de cette institution « monopolistique » et surtout son arrogance n’est plus à démontrer.

Les AGV affiliées se doivent de rapporter hebdomadairement leurs ventes, en attendant, dans un avenir pas trop lointain, de devoir le faire de manière journalière ! L’industrie aéronautique se devrait, demain, de dépoussiérer cet organisme.

Une seconde constatation chiffrée reçue : une moyenne des frais fixes auxquelles sont confrontées les AGV. Certains estiment leurs pertes mensuelles entre 15 et 20.000 € au minimum. Pas ou peu de ventes, pas ou peu de rentrées financières jusqu’au début de 2021 estiment-ils, car ils devront gérer aussi les fameux bons à valoir.

Des prévisions pour un retour à la normale par rapport à 2019 : cinq années de « reconstructions ».


VOS RÉPONSES A NOTRE SONDAGE..

1) Votre travail sera-t-il profondément changé après la pandémie ? Exemple : vos ventes s’effectueront-elles virtuellement ou par visites individuelles personnalisées chez vos clients ?

80% des réponses confirment que les ventes se réalisent par mails, téléphone, skype. Pour 20% : pas de changements !


2) Le niveau habituel de vos activités (chiffres d’affaires) sera-t-il à nouveau le même pour 2022 ?

30% : un oui catégorique. 45% : incertain. 25% : non.


3) Envisagez-vous d’abandonner le secteur du voyage comme profession après cette crise ?

70% : non. 30% : incertain.

Un exemple de commentaire :

« C’est effectivement une option parmi d’autres. Il est certain que l’agent de voyage est un maillon faible dans la chaine des prestataires de l’industrie touristique. Notamment la législation européenne est totalement inadaptée à la situation réelle et aux moyens financiers des AGV. A se demander si ceux qui ont conçu cette législation ont déjà vu une AGV de près … Les obligations légales, administratives, critères de IATA et FDG et les responsabilités juridiques qui pèsent sur l’AGV sont intenables pour le métier dans le cadre de sa rentabilité réelle. On sait que beaucoup de patrons travaillent par passion et se paient peu ou pas ! C’est invivable ! Une fois de plus les dispositions nouvelles sur le bon de valeur se révèlent finalement une bombe à retardement pour le secteur qui va se retrouver dans un an devant une vague de demandes de remboursements qui seront intenables pour beaucoup, d’autant que les fournisseurs qui n’ont pas fait faillite ne rembourseront pas tous, surtout s’ils sont dans des pays éloignés. Il est clair que beaucoup d’AGV risquent de ne pas passer le cap, et ce qui sera par contre une opportunité pour ceux qui sont à même de tenir bon. »


4) Avez-vous confiance dans la gestion politique de la crise pour solutionner et/ou aider votre secteur ?

90% : non. 10% : oui.

Un exemple de commentaire :

« Pas vraiment. Nous avons le sentiment que le politique a bien d’autres priorités, alors que nous sommes probablement n°1 dans le top du sinistre actuel. Nous avons dû détruire nos ventes du passé, cesser de vendre dans le présent, et pas de visibilité pour le futur. Notre secteur ne représente que 6000 emplois en Belgique, peu de recettes TVA, et nous envoyons les belges dépenser leur argent à l’étranger. Or je pense que nos dirigeants sont enclins à saisir l’opportunité de cette crise pour maintenir les gens en Belgique en 2020 au moins, en utilisant ce prétexte sanitaire. De plus les fédérations type Horeca et Coméos semblent bien plus puissantes que les nôtres, à en juger par l’ultra-visibilité qu’on leur donne. Dans notre secteur, les compagnies aériennes sont aussi au-devant de la scène vu les chiffres énormes qu’ils représentent, en sachant que les AGV sont exactement à la même enseigne, mais avec des chiffres moins ‘sensationnels’. Nous sommes donc les oubliés de cette crise. »


5) Pensez-vous que les prix vont augmenter radicalement dans les moyens de transport en général et dans le secteur hôtelier ?

70% : oui. 20% : non. 10% : incertain.

Un exemple de commentaire :

« Je l’espère très sincèrement. Dans le transport aérien en tout cas… Il serait temps que le prix d’un billet d’avion reflète enfin le coût réel pax/km… »

« Une hausse moyenne du prix des billets d’avion de 50% me paraît indispensable :

  • pour restaurer la rentabilité des compagnies aériennes

  • afin de mieux rémunérer les agences de voyages

  • afin de contribuer à compenser les effets sur l’environnement

  • afin de réduire les déplacements inutiles.


6) Les vacances de masse, vont-elles disparaître ?

40% : oui. 40% : peut-être . 20% : non.

Un exemple de commentaire :

« Il est probable que dans un premier temps le tourisme va changer de visage, mais la mémoire humaine est courte…On l’a vu dans d’autres crises. Néanmoins si cette crise est une opportunité, c’est certainement celle de développer un concept de tourisme beaucoup plus durable et qualitatif, et de permettre de mettre la notion de voyage dans le cadre d’un prix vérité, et de cesser de faire croire aux gens que cela coûte moins cher d’aller de Bxl à Athènes que de faire Bruxelles-Paris en TGV. »

COURAGE A VOUS TOUTES ET TOUS ET MERCI ENCORE POUR VOTRE CLAIRVOYANCE !

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