L’après Covid 19: la santé ou la liberté ?

Certains lecteurs nous avaient envoyé leurs réactions, insistant sur le fait que la santé vaut bien le sacrifice de quelques libertés. Il est évident que le choix entre le confinement ou une possible mort ne fait hésiter personne.

Beaucoup a déjà été écrit sur le sujet, notamment que plus rien ne sera pareil après cette crise. Et le secteur du Tourisme, particulièrement, verra ses modèles transfigurés. Nous subissons, au nom de la santé, des lois spéciales temporaires, éditées par un gouvernement de crise. Ces lois sont actées, et leurs effets seront suspendus dès que la pandémie sera sous contrôle.

En clair, si ces mêmes lois redeviennent nécessaires au nom d’une autre urgence, même non sanitaire, dans le futur, il suffira au gouvernement en place de les ressortir du tiroir. Les citoyens connaissent le prix de la désobéissance, les amendes sont salées.

Ailleurs en Europe, les situations sont parfois plus inquiétantes

Au Royaume Uni, le Parlement britannique a adopté la Coronavirus Bill, une loi d’urgence qui se traduit par des restrictions sur les libertés publiques. Dans ce même pays la police recourt déjà à la reconnaissance faciale pour collecter des données biométriques sans demander l’accord des personnes.

Un autre exemple européen, en Pologne, le gouvernement a lancé une app qui oblige les personnes testées positives au virus à prendre régulièrement des selfies géolocalisés pour prouver qu’elles sont bien à l’intérieur. Les technologies de pointe sont donc largement utilisées pour « contrôler » les masses. Bientôt, nous n’aurons plus rien à envier aux chinois.

Bien sûr, les politiciens décriront la nécessité absolue de ces mesures au nom de la sécurité ou de la santé. La géolocalisation via nos smartphones est encore une arme de surveillance, tout comme les apps d’ailleurs, que nous téléchargeons rapidement et gratuitement pour notre confort ou plaisir. La géolocalisation est nécessaire pour la gestion de la mobilité aujourd’hui, et demain pour contrôler si vous restez bien dans la zone qui vous est attribuée. La science-fiction est devenue réalité.

Nos prochaines vacances seront-elles attribuées en fonction d’une segmentation d’âges d’abord, complétée par un visa de bonne santé ? Rien n’est moins sûr. Et l’argument qui tue, et qui restera le nerf de la guerre, malgré la répétition du terme « solidarité » : l’argent.

L’on dit toujours que l’argent est un bon serviteur MAIS un mauvais maître. Les États l’ont bien compris. Ils préfèrent garder le contrôle sur notre comportemental. Comment ? Par la suppression de la monnaie fiduciaire. De par la crise, beaucoup de nos paiements sont exigés par carte bancaire.

Si une telle suppression devait avoir lieu, inutile de vous expliquer que vos libertés de dépenses pourront être analysées, non plus par les banques, mais aussi par notre ami commun, le fisc. Les dangers de ces possibles pratiques se doivent d’être édités, partagés et discutés, car ces pratiques auront un impact sur nos choix de vies, de possibilités de vacances…, de nos libertés.

Vivre libre et peut être malade, ou vivre peut être sainement mais sous contrôle ??

Qu’en pensez-vous ?

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