L’aérien échappe à une taxe sur le kérosène

Une taxe européenne sur le kérosène n’est pas pour demain. Réunis hier à Bruxelles, les ministres des Finances de l’Union Européenne ne sont pas parvenus à un accord sur la suppression de l’exonération de taxes dont bénéficie le carburant destiné aux avions.

Cette exonération résulte d’une directive dont la dernière révision remonte à 2003. Neuf Etats membres soutenaient la suppression de cette exemption, ce qui n’était pas le cas de la Grèce, de Chypre et de Malte. La législation européenne exigeant un accord unanime, la fin de cette exonération fiscale pourrait prendre plusieurs années de négociations.

Selon le groupe de pression « Transport & Environnement », la suppression de l’exonération fiscale « pourrait rapporter annuellement plus de 2 milliards d’euros ». En d’autres termes, c’est autant d’économisé pour les compagnies aériennes pour les années à venir.

Le lobbyiste vert affirme dans la foulée que la mesure permettrait également d’économiser chaque année deux millions de tonnes de CO2, sans toutefois préciser la méthode de calcul utilisée.

Le volontariat, une alternative ?

Selon le site Euractiv, la seule alternative consisterait à créer une « alliance de volontaires » dans laquelle les États membres s’accordent à taxer le kérosène sur les avions qui volent entre leurs pays.

L’Agence allemande pour l’environnement est favorable à une telle solution. Elle a même développé une stratégie selon laquelle l’Allemagne et ses partenaires introduiraient une taxe sur le kérosène de 33 centimes par litre. Combinée à la taxe sur les billets déjà en vigueur, le prix serait d’environ 65 cents le litre, de sorte que la taxe sur le kérosène serait aussi élevée que la taxe sur l’essence ou le diesel.

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