L’actuelle déferlante antiracisme risque d’affecter le tourisme

Les manifestations anti-racistes, après le meurtre de George Floyd, se multiplient à travers le monde, et elles sont compréhensibles et justifiées. Mais, comme toujours, les abus destructeurs nuisent et détruisent presque toutes les bonnes causes.

Le racisme, d’abord, n’est pas réservé et provoqué uniquement par la race blanche, qui soit dit en passant est sur son déclin. Le racisme est un phénomène interracial, et a toujours existé.

Malheureusement pour le tourisme vers les USA d’abord, le phénomène s’est surmultiplié pour atteindre des sommets. Avec des enjeux électoraux…bien compris.

Mais le phénomène s’est propagé en Europe pour se muer en haine anti-colonialiste. Les émeutes, destructions ou peintures sur statues ne se comptent plus. Beaucoup ont déjà écrit pour tenter d’expliquer la vérité historique… en vain. Aussi voici un tout petit aide-mémoire pour ceux qui seraient désireux de se documenter sur notre passé colonial:

« Congo: mythes et réalités », de Jean Stengers, Edition Racine

« Congo: Une histoire », de David Van Reybrouck, Edition Actes Sud

Malheureusement, il est plus facile, de nos jours, de s’exciter au travers des réseaux sociaux que de débattre sainement et démocratiquement sur un sujet d’Histoire d’il y a 150 ans. Sujet, il faut le préciser, qui dépasse largement les frontières belges. D’autres pays européens ont un passé colonial beaucoup plus lourd que le nôtre

Hôtel de ville de Durban en Afrique du Sud ©Hervé Ducruet

Nous sommes et restons une terre d’accueil multiculturelle, il serait normal que celles et ceux qui y ont trouvé refuge respectent un tant soit peu et son histoire et surtout sa Démocratie. Et veillent aussi à ne pas en abuser.

Le Belge est attiré par l’Afrique, j’en fais partie. J’aime chez les Africains leurs différences de cultures, leurs faunes, leurs pays, et j’en défendrai les valeurs touristiques à l’infini.

Mais il ne faudrait pas qu’une poignée d’extrémistes fasse pression ou presque peur, pour que la méfiance s’installe et que l’intérêt des destinations africaines disparaisse au profit du « je reste chez moi », en plus des effets après covid.

Mémorial ACTe, la mémoire de la traite et de l'esclavage e… | Flickr

Et enfin, une visite touristique à ne manquer sous aucun prétexte : le Mémorial ACTe à Pointe à Pitre. LE Musée dédié à la mémoire collective de l’esclavage et de la traite ouvert sur le monde contemporain. Il accueille de nombreux visiteurs depuis 2015.

J’en suis sorti ébranlé moralement, mais aussi rassuré, car la Belgique y avait sa place, mais une place tellement infime par rapport au reste…

Pour vos prochaines vacances aux Antilles, n’hésitez pas, Air Belgium vous y amènera en direct dès que possible.

En attendant, respectons-nous les uns et les autres.

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  1. Dans les références bibliographiques, j’ajouterais « Léopold II » par Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo avec une préface de Kiowa Ki Vita et qui est paru aux éditions L’Harmattan. Ce docteur en géographie et pratique du développement dans le tiers-monde prend résolument la défense de l’ancien roi des Belges.

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