La Vélo-Francette, entre terre et mer

Aujourd’hui, il n’y a pas que les écolos-bobos qui en pincent pour le vélo. Des hommes et des femmes de toutes les classes aiment pousser sur les pédales d’une bécane. Les Français l’ont bien compris en créant les Voies Vertes. Nous avons testé la Vélo-Francette, la dernière née, sur une distance de 180 km.

De Thouars, ville d’art, aux portes de la Rochelle, nous partons pour découvrir une France authentique, sur un itinéraire très souvent emprunté par les cyclistes mais aussi par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Road-movie en quatre étapes.

1-velo-francetteAu cœur de l’histoire

Premier jour, nous quittons Thouars, avec sa forteresse, et nous osons quitter le chemin de la Francette pour un détour par le château d’Oiron, classé monument historique. La marquise de Montespan l’acheta et y fit construire un hôpital pour les pauvres.

Revenons ensuite sur la Vélo-Francette par Airvault, Saint-Loup, deux petites cités de caractère du Poitou. Les bosses s’enchaînent en surplomb du Thouet avant de rejoindre Parthenay, la petite Carcassonne de l’ouest, où nous passons la nuit.

Niort autrement!

Le deuxième jour nous mène à Coulon, après une visite à Niort. Pour visiter les rues de cette ville à vélo ou se promener en canoë-kayak sur la Sèvre, le choix de la guide-2-guide-agnesconférencière Agnès Brillatz est tout indiqué. La Niortaise se met dans la peau d’un personnage en fonction de son auditoire et enfile le costume selon l’âge de son public. Avec les enfants, elle n’hésite pas à chasser le dragon. Pour imiter sa voix, elle utilise un porte-voix. Dans la ville, elle suit alors les petites têtes de dragon dissimulées sur le sol.

Avec les adultes, Agnès Brillatz se veut plus classique, mais elle utilise tous les moyens de déplacement : marche,vélo, canoë. La guide a plusieurs cordes à son arc : «J’aime bien les ados. Je leur fais faire des jeux de rôles, ce qui semble leur plaire. »

Au milieu du marais

Après Niort, l’objectif suivant? Le marais mouillé! Cap sur Coulon, la Venise verte. Là, le temps d’une balade, on troque le vélo pour la barque.

3-marais« Le marais est un lieu de vie extraordinaire pour de nombreuses espèces animales ou végétales : loutre, hibou, héron, raconte Dieudonné, batelier.

Je ne vous parle pas des dégâts causés par les ragondins, par contre, je vous conseille ce soir de goûter le pâté et les rillettes de ce rongeur. »

La bicyclette verte

La troisième étape, Coulon-Andilly, se déroule dans une atmosphère agréable. Les villages pittoresques se déclinent : Arçais, Damvix, Marans ! Les noms des lieux-dits sont déjà tout un programme : La Belette, l’écluse de Bazoin, l’île de Charrouin. Mais d’abord, arrêtons-nous à Arçais, un petit village situé au milieu de nulle part.

C’est pourtant là qu’on déniche la caverne d’Ali Baba pour un cycliste. La Bicyclette Verte propose un grand choix de matériel et en particulier des VAE bien utiles pour faire des randonnées plus longues si on n’est pas trop entraîné. Ce magasin dispose de 4-vertenombreux circuits de durées et paysages différents. Accueil plutôt sympathique mais fermé le dimanche en basse saison.

Escale à Marans

Situé entre la Baie de l’Aiguillon et le marais desséché, le village de Marans étonne. Certaines maisons rappellent l’importance du port marchand. Il suscite l’envie de s’arrêter et de pratiquer la bicyclette buissonnière. C’est à Marans qu’on risque de prendre du retard sur l’horaire prévu.

«Point de chute incontournable pour les amateurs d’œufs à la coque-mouillettes, l’œuf de Marans est l’œuf le plus foncé qui soit, raconte Clémentine Bouillaud de l’Office du Tourisme. La poule de Marans, une curieuse volaille, répandue dans le marais poitevin depuis les années 30, a la particularité de pondre des œufs plus ronds et plus gros que les classiques et d’une étonnante couleur acajou foncé au chocolat. »

Direction l’océan

Empruntons les chemins de traverse pour partir à la découverte de petits monuments discrets, comme un cimetière protestant au milieu d’un champ, une croix de mission à l’intersection de deux sentiers.

5-la-roL’ultime journée nous conduit à La Rochelle. Départ, l’écluse d’Andilly qui marque la rencontre entre le canal du Curé et la mer dans laquelle il se jette plus loin. Le trajet, le long d’un canal, ne présente aucune difficulté.

La vingtaine de kilomètres se fait rapidement. Pas de doute, La Rochelle est un exemple en matière d’écologie urbaine et du vélo par excellence.

Nous débouchons sur le quai Georges Simenon. Les coquilles Saint-Jacques, gisant sur le sol, nous rappellent que cet itinéraire est souvent emprunté par les pèlerins.

1- Comment y aller ? Via Voyages-sncf.com, spécialiste du train à grande vitesse en ligne de la SNCF.

2- Pour plus d’informations sur la route entière : http://www.francevelotourisme.com/base-1/itinéraires/v-43-ouistreham-caen-la-rochelle-a-vélo

3- Où trouver un vélo ? Depuis 1986, la Bicyclette Verte, située à Arçais dans le Marais Poitevin organise des voyages à vélo, loue des bicyclettes et propose des guides.

4- Où dormir ?

– Thouars, Logis Hôtel de la gare – http://www.hotel-de-la-gare79.com/

– Parthenay, La Villa Ayrault – accueil Vélo à 3-4 km de Parthenay http://www.villa-ayrault.com/

– Coulon, Hôtel Au Marais, http://www2.marais-poitevin.com/hotel/au-marais/contact.html

La Vélo Francette

Partant de la Manche et descendant vers l’Atlantique, l’itinéraire cyclable de la Vélo Francette® vous fait découvrir les saveurs d’une douce France, traversant la Normandie, les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes.

 

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