La SNCF veut lutter contre la fraude

Pour lutter contre la fraude, la SNCF va installer des portillons dans toutes ses gares TGV, qui comptent pour le tiers des infractions. Pour avoir accès aux quais, il faudra scanner le code-barre de son billet. Les premiers portillons ont été installés à la Gare Montparnasse, où ils sont opérationnels depuis ce lundi.

Ils le seront progressivement dans 14 gares TGV à l’horizon 2018. Les gares de Marseille, Paris Gare du Nord, Paris Gare de Lyon, Nantes et Rennes en seront équipées dès cette année. L’an prochain les gares de Lyon Perrache, Gare de l’est, gare de Lyon Hall 1 et 3, Bordeaux, Aix TGV, Lyon Part Dieu, Le Mans, St Pierre-des-Corps, Tours seront dotées de ces portillons.

Vite rentabilisé

Ce projet représente un investissement de 15,4 millions d’euros pour la SNCF qui devrait être vite rentabilisé. En effet, rien que sur les TGV, la fraude coute chaque année 100 millions d’euros à SNCF. Désormais, les contrôleurs n’auront plus qu’à vérifier la possession d’une éventuelle carte de réduction ou d’une pièce d’identité.

Aucun ralentissement

Ce dispositif a été expérimenté pendant un an à Paris-Montparnasse et Marseille Saint-Charles. Il était nécessaire de tester la fluidité des passages, la rapidité d’ouverture des portes mais aussi la reconnaissance des billets, qu’il s’agisse d’un billet classique, d’un e-billet, d’un smartphone ou d’une carte de voyages.

Aujourd’hui, il n’y a aucun ralentissement dans l’accès au TGV : les voyageurs ont toujours entre 20 et 2 minutes avant le départ pour monter à bord. Des embarquements en amont sont prévus pour des groupes, comme les groupes d’enfants voyageant avec Junior & Compagnie, et les personnes à mobilité réduite.

Le dispositif a également un effet dissuasif important : les voyageurs fraudeurs ont fait demi-tour en le découvrant, et 30% d’entre eux ont acheté un titre de transport. A Paris-Montparnasse, le niveau de fraude aurait ainsi baissé de 30 à 50 %.

La fraude est, on le sait, un sport national en France. On ne voit donc pas pourquoi ces portillons (et non ces portiques, comme l’écrit la SNCF) empêcheront les fraudeurs décidés à sauter par-dessus, comme ils le font dans le métro. Et pour autant que ce soit le cas, on ne voit guère plus l’utilité, dès lors, des contrôleurs à bord : le train se rapproche décidément de l’avion, c’est sûr ! C.B.

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