La police enquête au siège d’Alitalia

En fait, la compagnie aérienne italienne est sous le coup de deux enquêtes. Par ailleurs, l’arrivée d’un nouveau gouvernement ne va pas arranger les choses …

Qui est responsable de la faillite d’Alitalia ?

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête pour déterminer si Etihad Airways était directement responsable de la faillite d’Alitalia déclarée le 11 mai 2017. L’enquête a débuté le 22 mai 2018 par une descente de police au siège du transporteur national italien.

Le procureur du tribunal de Civitavecchia (où se trouve le siège) a ouvert une enquête pour banqueroute frauduleuse « sous prétexte que la direction nommée par la société (Emirati) est responsable d’une perte de 400 M€ », selon « La Repubblica »

Etihad aurait racheté des slots de façon suspecte

Pendant le raid de la police financière italienne, des documents et des ordinateurs ont été saisis. Les trois derniers PDG d’Alitalia – Silvano Cassano, Luca Cordero di Montezemolo et Mark Ball Cramer sont désormais placés sous surveillance.

Ils devront par exemple répondre de la vente suspecte de plusieurs slots d’Alitalia à sa maison mère Etihad. Etihad ne détenait que 49% de la société et n’était pas officiellement en charge de l’administration.

La Commission Européenne enquête également

En mai 2017, après le rejet par les employés d’un autre plan d’austérité, le gouvernement italien accorde un prêt de 300 M€, suivi de 600 M€ supplémentaires en octobre 2017 afin d’éviter une liquidation de la compagnie aérienne.

La Commission Européenne a ouvert une enquête le 23 avril 2018, pour déterminer si le prêt était ou non une subvention de l’État, ce qui pourrait enfreindre les lois européennes sur la concurrence.

L’arrivée du nouveau gouvernement peut changer le paysage

La vente d’Alitalia, attendue depuis plusieurs mois, pourrait être encore compromise par le nouveau paysage politique italien. La coalition majoritaire formée des deux partis de droite (la Ligue et le Mouvement Cinq Étoiles) a présenté un projet de programme politique dans lequel ils déclarent qu’Alitalia devrait « rester italien » et être revitalisé à travers un plan stratégique national.

Trois offres de reprise avaient été faites. Il y a celle de Lufthansa que l’ancien ministre du Développement économique, Carlo Calenda, a qualifiée de la « plus prometteuse ». Il y a une autre proposition de la compagnie américaine Delta Airlines et la troisième de la low-cost hongroise, Wizz Air.

Buona fortuna

 

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