La mondialisation a permis de trouver un vaccin contre le Covid en moins d’un an

Parler des vaccins et des laboratoires pharmaceutiques dans une chronique, c’est prendre le risque de se faire rabrouer par, au moins, deux publics : celui des anti-vaccins et celui qui pense que ces labos pharmaceutiques n’ont qu’un seul but s’enrichir sur le dos de notre santé, et certains se demandant même si ces labos ne sont pas complices de cette pandémie.

Je prends donc un double risque en allant à contre-courant de l’opinion d’une partie du public mais tant pis, j’assume à l’avance la volée de bois vert. Pas pour le plaisir d’être dissonant, mais pour rappeler que la vie n’est pas une compilation de certitudes, mais de doutes et de nuances.

En fait, je voulais juste rappeler que si la mondialisation a des torts, et Dieu s’il y en a, cette même mondialisation est aujourd’hui à l’origine de notre sortie de crise. Si aujourd’hui, l’industrie pharmaceutique présente 180 candidats-vaccins en laboratoire, dont 40 en phase finale de tests chez l’être humaine, c’est aussi parce qu’il y a eu un échange d’informations scientifiques au niveau mondial comme jamais auparavant.

C’est grâce à cette mondialisation du savoir des scientifiques, quasi en temps réel, qu’en moins d’un an après l’éclatement de la pandémie, nous pouvons espérer vacciner la totalité de l’humanité probablement avant la fin de l’année 2021.

C’est aussi la mondialisation des transports et de la logistique qui permettra de transporter au plus vite des milliards de doses de ces vaccins partout dans le monde. Comme le rappelle le philosophe Luc Ferry dans Le Figaro, que sans l’intelligence artificielle (qui fait peur à tant de monde), nous aurions dû attendre dix ans comme pour le sida avant de trouver une parade à ce satané virus…

A nouveau, je ne suis pas en train de dire que la mondialisation n’a que des effets positifs, je suis bien placé pour savoir qu’elle a aussi généré des inégalités ou de l’évasion fiscale… Je dis simplement qu’il faut apprendre à regarder le monde avec sa complexité et non pas avec des certitudes figées dans le marbre.

Le magazine Le Point a très bien décrit l’aspect positif de cette mondialisation de la recherche du vaccin, je vous lis un passage de cet article : « le vaccin est fondé sur les recherches d’une scientifique hongroise émigrée aux Etats-Unis. Il a été mis au point à Mayence par la PME allemande BioNTech, fondée par deux médecins originaires de Turquie. Il a été testé simultanément aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne, au Brésil, en Afrique du Sud et en Turquie, tandis qu’il est produit en Belgique, en Allemagne et aux Etats-Unis par une multinationale dirigée par un Grec ».

Dire ce que je dis, ce n’est pas occulter les méfaits du capitalisme ou faire semblant qu’ils n’existent pas, mais c’est simplement montrer qu’il y a aussi d’autres réalités à prendre en compte. En espérant ne pas devoir dire comme le philosophe Nietzsche: « malheur à moi, je suis nuance ».

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