La Haute gastronomie pour les épicuriens, le véganisme pour la mode

Avec la complicité de Jean-Michel Dienst, restaurateur étoilé des Pieds dans le Plat, nous avons voulu rétablir certaines vérités.

Nous sommes toutes et tous victimes d’une médiatisation qui condamne la « surconsommation » de viande. Par l’utilisation d’images de maltraitances animales évidemment inacceptables, des Asbl comme Gaia par exemple, colportent une idéologie généraliste fausse sous couvert de ces mêmes images insoutenables mais qui forment souvent l’exception, il faut le dire.

Comme exemple, et repris annuellement au moment des fêtes, le gavage du canard ou de l’oie.

Il faut savoir que ces 2 volatiles se gavent naturellement à l’état sauvage. Ce sont les Romains et Égyptiens de l’époque qui se sont rendus compte de l’intérêt du foie gras. Aujourd’hui des exploitations préparant ce produit respectent le gavage naturel, et toutes ne peuvent donc pas être mises dans le même sac médiatique négatif. Et cette remarque est valable pour d’autres exploitations animalières diverses.

Le vrai militant « nature » est celui qui suit la filière saine et qui accepte de payer le prix pour le juste produit, et par voie de conséquence mérite le slogan ou l’affichage BIO. Le reste c’est de la manipulation marketing. Pour rappel le film avec Louis De Funès et Coluche, « l’Aile ou la Cuisse », dénonçait déjà les alimentations de masse douteuses.

Le mérite du slogan BIO englobe viandes, légumes et poissons. Pour les produits marins, le restaurateur soucieux de qualité, fixera ses choix auprès d’exploitants de « petits bateaux », c’est-à- dire ceux qui restent en mer 24 heures avant de rentrer au port, au contraire des exploitants de « grands bateaux » qui eux restent en mer plus de 3 semaines. Avec des produits conservés sur glace pendant une plus longue période et donc une qualité différente.

Revenons-en au crédo d’un éternel besoin de renouveau. Certains restaurateurs se sentent investis d’une doctrine de changement allant du moléculaire vers le végétal, le floral ou autres, surtout aussi pour créer le ou son propre Buzz….. Bref, surprendre le consommateur est une chose, suivre les saisons et respecter les produits en est une autre.

Depuis la nuit des temps, l’alimentation de nos corps subit l’influence et le cycle des saisons: maatjes, moules, homards, produits de la chasse, de la fraise à la cerise, de la prune au raisin pour arriver au marron et aux champignons etc… Le consommateur est-il suffisamment conscient du calcul carbone de ce qu’il consomme en alimentation ?

Ici aussi, il faut tuer certains mythes. Un steak de légumes ou végan c ‘est quoi ?? Un remplacement d’une protéine animale par une protéine de soja ou autre pour atteindre un produit gustativement similaire à la viande. De qui se moque-t-on??

Toute notre alimentation subit actuellement une manipulation malsaine dont le consommateur ne sort pas nécessairement gagnant.

Une seule statistique reste incontournable, l’espoir de durée de vie de l ‘homme et de la femme est en constante augmentation. Grâce aux progrès de la Science Médicale, c’est vrai. Mais encore faudra-t-il que l’on ne révolutionne pas, au-delà du raisonnable, nos habitudes alimentaires car nos corps et la nature pourraient bien se venger.

Le continent asiatique est un bon exemple de gastronomie totalement spontanée, en mélangeant d’office légumes et viandes ou poissons pour ce qu’ils sont. Un exemple à suivre ?? L’avenir nous le dira, mais une citation de Molière prête à réflexion : « Je vis de bonne soupe et non de bon langage ».

À bon entendeur…

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