La Grande Vadrouille en Bourgogne

En mai de cette année, la Bourgogne a fêté le demi-siècle de la Grande Vadrouille. Flash-back et zoom arrière sur les lieux de tournage d’un film qui a été durant plus de trente ans en tête du box-office.

La Côte-d’or est un grand plateau de tournages, mais c’est surtout « La grande Vadrouille » qui a marqué les esprits. Aujourd’hui, voir des endroits où Bourvil et de Funès ont tourné est la cinquième raison de la venue des touristes à Meursault. Action!

Beaune, clap 1re! Place du docteur Jorrot, on remarque sur la façade d’une maison, une grande fresque : « Reprenant une photo du film, elle a été réalisée pour les trente ans du tournage, raconte Annick Piombino, de la Table de Guigone, établi sur la place. On y reconnaît Gérard Oury, Louis de Funès et Bourvil. »

On quitte alors la place du docteur Jorrot, tout en sifflotant : « Tea for two ». On marche dans les rues de la ville « couleur vin ». Il s’agit bien de la capitale des vins p1030721de Bourgogne, ville-phare de la prestigieuse côte de Beaune. On arrive à l’hôtel-Dieu, autrement dit les fameux hospices de Beaune. Remarquables sont les tuiles vernissées, l’impressionnante salle des « pôvres », la pharmacie et ses faïences.

« C’est le 31 mai 1966, que les acteurs arrivèrent à l’hôtel-Dieu, explique Véronique Beigenger, de l’office du tourisme de Bourgogne. Ils sont impressionnés par ce décor grandiose. De Funès n’a pas résisté à sortir sa caméra pour capter l’instant, d’autant que Bourvil faisait le zouave devant l’objectif de son complice.»

Plusieurs scènes ont été tournées à l’hôtel-Dieu, notamment celle où Mary Marquet, campant une religieuse demande à l’officier anglais : « Dites trente-trois ». Et Terry Thomas de lui répondre : « Thirty-three, thirty-three…»

La coiffe des religieuses

C’était l’époque où les bonnes sœurs ne s’habillaient pas encore comme des infirmières. Ainsi, à partir de modèles authentiques, chaque actrice nonne était couverte comme il se doit. Mais lorsque la mère-supérieure des Hospices vit arriver Andréa Parisy, la tête serrée dans une petite coiffe austère, elle leva les bras au ciel, prit aussitôt toiles et épingles, puis entreprit elle -même de mettre en place la fameuse cornette ! La comédienne confia chaque jour sa coiffure à ces mains la-mairie-de-meursaultexpertes.

Ensuite, après Beaune, la troupe est partie à Meursault. Tous ceux qui ont vu le film se souviennent de l’incendie devant la mairie.

« Après avoir parcouru 5000 kilomètres en voiture et en avion, l’assistant-réalisateur a choisi Meursault pour deux raisons, raconte Véronique Beigenger. C’était le seul village bourguignon aussi typique ayant une grande place devant la mairie et il y a surtout le cri du cœur pour cette vieille voiture de pompiers, Renault 1906. Elle est aujourd’hui toujours en état de marche. »

A midi, acteurs et techniciens se retrouvaient au restaurant « Le chevreuil », pas loin de la place. Autant dire que les Bourguignons étaient ravis de recevoir ces étoiles.

p1030731« Un jour, à Marsannay, Bourvil sort de sa DS devant un restaurant, continue Véronique Beigenger. Il est de suite encerclé par un groupe d’enfants. La rumeur se répand, et rapidement l’acteur doit se cacher derrière un paravent pour manger. Dans un journal local, il dira : Je ne peux pas entrer dans un bar-tabac sans que les gens m’invitent à boire un verre. Je ne peux pas refuser. À tel point qu’à la fin de la journée, j’envie Gabin ! Personne n’ose l’approcher lui. »

Toujours dans le même journal, au journaliste qui leur demandait quel souvenir, ils garderaient de la Bourgogne, Bourvil et de Funès répondirent  de concert: « Nous avons commandé quelques caisses de vin ! »

Yonne, clap 2e! Plusieurs scènes ont aussi été tournées dans l’Yonne à Vézelay et à Noyers-sur-Serein.

Vezelay, étape majeure du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, peut-on lire dans les bouquins et brochures consacrés au pèlerinage le plus célèbre. Comme quoi, si cette ville est tout indiquée pour le départ d’une échappée jacquaire, elle l’était pour accueillir Bourvil et de Funès.

A Vézelay, la plaque éclairée par Augustin indiquant Meursault est en fait apposée devant la Porte Neuve de Vézelay. De même, toutes les scènes nocturnes extérieures ont été tournées à Vézelay à l’exception de la scène de la place de « l’Hôtel du Globe ». Justement cette scène a été tournée à Noyers-sur-Serein.

grande-vadrouille_1D’autres films

La Bourgogne a plus d’une fois donné au cinéma. Ainsi, en 2001, Flavigny-sur-Ozerain a accueilli l’équipe du tournage du film « Le Chocolat », de Lasse Hallström, avec Juliette Binoche et Johnny Deep,

« Des scènes de Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau avec Depardieu, Perez et Weber, ont été réalisées à Dijon à l’hôtel de Vogüé, explique Véronique Beigenger, de l’office du tourisme de Bourgogne. Des séquences de « Voir la mer», de Patrice Leconte, ont aussi été tournées à Dijon. La région accompagne également les courts-métrages, les documentaires ou les fictions télévisées.»

Les paysages du canal de l’Ouche, destiné à la navigation de plaisance, ont souvent été utilisés par le cinéma telle l’écluse de Baugney, qui a servi de décors à la célèbre scène du film de Bertrand Blier « Les valseuses », dans laquelle Miou-Miou est jetée à l’eau par Gérard Depardieu et Patrick Dewaere.

Eh oui, la Bourgogne, terre d’accueil du cinéma français, mais aussi terre fertile, car les Rappeneau, Marielle, Maillan ou encore Feuillière y ont passé leur enfance.

p1030733Comment s’y rendre?

Par la route, en partant de Bruxelles, une meilleure possibilité, par le Luxembourg. Il est aussi possible de prendre un train pour Dijon, via Paris.

Où dormir ?

L’Hôtel Adélie, situé à Montagne les Beaune, petit village à deux kilomètres de la Ville de Beaune dans un cadre calme et verdoyant, au calme proche sortie autoroute, piscine, jolies chambres au calme avec parking attenant, possibilité de rejoindre la Voie des Vignes.

www.hoteladelie.com

L’Hotel le Clos, situé face à l‘Adélie. Cet hôtel de charme fait partie de ces demeures d’autrefois où il fait bon savourer l’air du temps! Cette ancienne ferme du XVIIIe siècle, superbement restaurée, invite au voyage à travers l’histoire tout en offrant le confort d’un hôtel 4 étoiles en Bourgogne à Montigny les Beaune.

www.hotelleclos.com

« La Cueillette » pour la qualité et l’originalité de son offre. Cet hôtel restaurant Spa de Fruitithérapie® se trouve au cœur des vignes de Meursault et à cinq minutes de Beaune. Un lieu chargé d’histoire : créé au XIe siècle par les moines de Cîteaux, le domaine a ensuite été transformé, étendu en un Château au cours du XIXe siècle. C’est dans ce lieu entièrement rénové que le complexe Hôtel Spa Resort est né.

http://lacueillette.com/

Une autre belle adresse à Meursault: Les Charmes

Au cœur de la Bourgogne, au centre de Meursault, Pascale et Emmanuel Grimpret vous accueillent dans leur demeure du XVIIIe siècle, un ancien domaine viticole transformé en hôtel ***: «Les Charmes».

www.hotellescharmes.com

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