La France prend ses marques

Après l’« annus horribilis » que fut 2016, le tourisme français cherche à se relancer, en particulier à Nice et à Paris, deux villes durement touchées par le terrorisme.

Sur la Riviera française, les mots « Côte d’Azur-France » sont devenus une marque, désormais déposée à l’Institut national de la propriété intellectuelle, pilotée par le Comité Régional du Tourisme Côte d’Azur. Le site http://www.marque-cotedazurfrance.com/ s’ouvre sur un (très) beau film, mais « il faut désormais que l’interaction s’opère entre les infrastructures touristiques et le calendrier événementiel, entre les territoires, de la mer à la montagne, et pose l’expérience au cœur de tout séjour ».

La marque a ses codes, son style, son « univers coloriel » et jusqu’à des trames évoquant « les ambiances de la Côte d’Azur, son imaginaire, dans un traité actuel, axé sur des univers thématiques ». Rien que ça.

« Paris autrement »

Dans sa communication sur Paris destinée au marché belge, Atout France a fait plus sobre, recherchant d’abord l’efficacité. A travers un reportage sur « Paris autrement » dans Paris Match Benelux, et un autre dans le magazine Libelle, doublé d’une vidéo de l’auteure sur son blog.

Il faut dire que 3,4 millions de Belges se sont encore rendus en France cette année, dont, mais oui, une majorité de néerlandophones, avec une prédilection pour les Alpes, le Languedoc-Roussillon, la Provence-Côte d’Azur et les Vosges. Surprise : 17,7 % ont fait appel à un tour-opérateur, et 28,5 % sont passés par les services d’une agence de voyage !

Promo : un programme classique et rassurant

Pour le reste, le programme d’Atout France pour 2017 est d’une rassurante banalité : un workshop « Grand ski » en janvier à Chambéry, les « Rendez-vous en France » en avril, à Rouen, auxquels il faut ajouter une formation « montagne », quatre newsletters sur l’année et des éductours à la demande.

Des anniversaires à foison

Divers événements émailleront la prochaine année : l’ouverture de Cité de la Gastronomie à Lyon et, peut-être, du Musée de la Mer et de la Marine à Bordeaux, si ce n’est en 2018. Alors que Marseille sera la « capitale européenne du sport », on célébrera les 500 ans du Havre et… les 25 ans de Disneyland Paris. A noter aussi l’ouverture d’un Club Med à Samoëns.

On songe déjà à 2018, où l’on commémorera l’anniversaire de la fin de la Grande Guerre, où Toulouse sera « capitale de la Science », où s’ouvriront un « musée de la Romanité » à Nîmes et une autre Cité de la Gastronomie, à Dijon, cette fois. L’année suivante, enfin, commémorera le cinq centième anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, tandis que reviendra l’armada de Rouen.

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