La croisière ne baisse pas les bras

Le secteur de la croisière constitue-t-il un bon baromètre de la situation sanitaire actuelle ? Si tel est le cas, il y a plusieurs raisons de se montrer optimiste.

MSC Croisières, tout d’abord, qui a dû reporter à plusieurs reprises le redémarrage de son activité, va finalement positionner son Virtuosa au Royaume-Uni. Sa croisière inaugurale s’y déroulera le 20 mai au départ de Southampton, première d’une série de mini-croisières de 3 et 4 nuits.

A partir du 12 juin, le navire proposera ensuite des croisières plus longues, de 7 nuits, et la possibilité d’embarquer depuis trois ports d’Angleterre et d’Écosse. Ces croisières seront uniquement réservées aux résidents britanniques, mais peu importe leur âge et qu’ils soient ou non vaccinés.

L’Italie est l’un des rares pays qui continue d’autoriser l’exploitation de paquebots, mais uniquement pour ses nationaux et sur des circuits nationaux. Costa espérait y reprendre ses croisières fin mars.

La construction continue

Pendant ce temps, Oceania Cruises, filiale américaine du groupe NCL, poursuit la construction premier de ses nouveaux navires de la classe Allura, d’une capacité de 1.200 lits, qui se baptisé Vista. Les deux navires sont construits par le constructeur naval italien Fincantieri. Septième unité de la compagnie, le Vista entrera en service en 2023 et sera suivi de son jumeau en 2025.

La compagnie de croisière américaine Royal Caribbean International, elle, a pris livraison de son cinquième et dernier paquebot de la classe Quantum, construit par le chantier Meyer Werft de Papenburg, en Allemagne. Il doit finalement accueillir ses premiers passagers au mois de mai en Israël, à Haïfa où il est positionné pour la saison, avant de partir pour Fort Lauderdale en novembre.

Le chantier naval allemand a annoncé avoir signé avec l’armateur japonais NYK la commande d’un « petit » paquebot de luxe, de 228.9 mètres de long pour 29.8 mètres de large et 51.950 GT de jauge, qui comptera 385 cabines, pour une capacité de 744 passagers, servis par 470 membres d’équipage et sera propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL).

Enfin, à Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique ont procédé pour leur part à la mise à l’eau du Celebrity Beyond, dont la livraison est prévue au printemps 2022, au lieu de l’autonome 2021 comme prévu initialement.

Autant de bonnes nouvelles, qui devraient être suivies d’autres, qui montrent que le secteur de la croisière ne baisse pas les bras, au contraire. Mis en veilleuse par la force des choses, il s’est préparé avec confiance à une reprise qui ne pouvait que survenir, même si le prix à payer aura été considérable.

[Avec Mer et Marine]

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