La Bourse commence à trembler à l’idée d’une deuxième vague de l’épidémie

La Bourse et le COVID-19, c’est une histoire contrariée en ce moment. Je dis « contrariée » car la Bourse est globalement en mode « pause » depuis quelques jours.

« Pause » dans le sens où la hausse de la Bourse est contrariée par la recrudescence des cas d’épidémie un peu partout dans le monde, et notamment aux États-Unis, première économie mondiale, et donc première bourse mondial. Or, comme vous le savez, la Bourse de New York influence toutes les autres ; d’où la question très forte en ce moment, sommes-nous face à une deuxième vague de la pandémie ?

Personne de sérieux répond de manière ferme et définitive à cette question, mais il y a quand même des indices. Mes confrères du quotidien économique français Les Echos, eux, ont décidé de lire de près, de très près, ce que dit Arnaud Fontanet, l’un des membres du conseil scientifique auprès de l’Élysée: « On est à une période estivale où les choses devraient bien se passer, mais ce qui se passe aujourd’hui dans l’hémisphère Sud est extrêmement inquiétant, parce que l’on voit une montée de l’épidémie très forte dans les pays en période hivernale : l’Australie qui avait bien contrôlé le virus et qui voit maintenant une épidémie en train de décoller à Melbourne, Madagascar, l’Afrique du Sud (…). A moyen terme, quand il recommencera à faire froid dans l’hémisphère Nord, le virus reviendra ».

Vous avez compris, ce scientifique ne dit pas, le virus « pourrait revenir» ou « risque de revenir », mais il dit bien « reviendra ». Donc pour mes collègues du quotidien économique Les Echos, cela veut dire deux choses :

  • Primo, que les pays comme les États-Unis, le Brésil ou la Grande-Bretagne dont les dirigeants avaient pris à la légère la pandémie s’en mordent les doigts aujourd’hui.

  • Secundo, la population ne doit pas se relâcher mais au contraire rester vigilante.

Et j’ajouterai encore une troisième leçon : nos gouvernements ne le diront pas aussi brutalement, mais il n’y aura sans doute plus de confinement généralisé, pour la simple raison que ni la population, ni nos économies ne pourraient le supporter…

Sur le plan économique, c’est simple, il n’y a plus de marge de manœuvre budgétaire, et tous mes interlocuteurs me le confirment, s’il y a confinement, il sera ciblé sur un quartier, une ville, une région ou une tranche d’âge, mais plus un confinement généralisé. Notre endettement est au maximum et il n’y a plus de marge de manœuvre, autant le savoir et rester prudent pour nous permettre collectivement de reprendre – enfin – une vie normale.

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