La Bourse a de nouveaux indicateurs, un peu exotiques, pour prévoir la fin de cette crise

Aujourd’hui, personne ne sait à quoi ressemblera demain… La seule certitude, c’est l’incertitude ! Même ceux qui veulent partir en vacances se mettent à douter lorsqu’ils constatent que l’épidémie est sans doute repartie dans tel ou tel pays.

Au niveau économique, c’est pareil : les décideurs sont dans le brouillard. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle les investissements ont baissé. Non pas parce que les entrepreneurs ne veulent pas investir mais comme ils ne savent pas vers où l’économie se dirige, ils ont le pied sur le frein. La seule institution humaine qui n’a pas l’air trop de douter, c’est la Bourse !

Mais même en Bourse, le monde d’hier n’est plus le même que celui d’aujourd’hui. Hier, par exemple, lorsqu’on voulait tenter de deviner les cours des actions, les analystes regardaient les chiffres de l’entreprise mais aussi ceux de la croissance, de la consommation, de la production, de l’emploi, etc. Bref, les clignotants économiques classiques.

Les financiers, qui lisent le Wall Street Journal, auront constaté que ce n’est plus le cas actuellement. Pour être sûr de ne pas rater le rebond économique, dont tout le monde parle, l’article du Wall Street Journal montre que désormais les analystes (en gros, les personnes chargées de donner leur avis sur l’évolution de la Bourse) regardent d’autres critères comme par exemple : les réservations de restaurants, le nombre de voyageurs dans les aéroports, le nombre de personnes qui prennent les transports publics…

C’est normal, car c’est un indicateur de la hausse ou de la baisse de la crainte du virus. Mais ce n’est pas tout, ces analystes s’intéressent de très près à la fréquentation des boutiques mais aussi au nombre de repas livrés à domicile.

Tous ces indicateurs ne sont pas faciles à mettre en place et ne sont pas toujours disponibles dans tous les pays, mais ils donnent aux analystes une autre idée de l’état véritable de notre économie. Si dans l’antiquité gréco-romaine, on regardait les entrailles des poulets ou le vol des oiseaux pour connaitre ce que les Dieux nous ont mijoté, aujourd’hui, via des tableaux EXCEL, on s’intéresse à notre consommation.

C’est important, car nous sortons de cette crise avec une épargne forcée, et tous les décideurs politiques et économiques veulent savoir si cette épargne va se transformer enfin en consommation ou devenir une épargne de précaution car nous avons peur de l’avenir et notamment de la rentrée.

Avant, la tendance consistait à nous dire que consommer moins mais mieux, c’était l’avenir. Aujourd’hui, pour sauvegarder nos jobs, on nous dit, dépensez, dépensez, dépensez ! Bref, la morale et le bon sens voudrait que nous soyons fourmis et l’économie nous demande d’être cigale !

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