Joon après Ryanair, et ce n’est pas fini

La lettre quotidienne PNC Contact envoyée aux navigants français fait état de gros problèmes de conditions de travail chez Joon, la filiale low-cost d’Air France.

Les syndicats de la compagnie aérienne dénoncent les conditions de travail et les salaires : plannings intenables et salaires 40% inférieurs à ceux d’Air France. Un syndicaliste a même utilisé l’expression « Ryanair Bis ! »

Il paraît que les plannings sont « aux conditions minimum légal selon les lois européennes. Enchainements de moyens et long-courriers avec la possibilité de travailler 11 jours d’affilés. » Et ceci pour un salaire de 1 500 euros par mois ! Net, sans doute, ce qui fausse un peu le calcul.

Les arrêts maladie et le refus de voler pour des raisons de fatigue seraient monnaie courante. La direction de Joon reconnait « des petits problèmes de démarrage », sans pour autant aller aussi loin que les syndicats :

« Joon est une compagnie jeune qui a à peine neuf mois d’existence et qui connaît une croissance très forte puisque nous sommes passés de 6 à 15 avions en six mois, et effectivement nous ne sommes pas parfaits. Pour autant, il n’y a pas de malaise mais des dysfonctionnements. C’est pourquoi nous travaillons avec les PNC pour améliorer les process. » Pour la direction Joon les salaires correspondent aux informations récoltées lors des entretiens d’embauche.

Sans prendre parti pour l’un ou pour l’autre, il est clair que les personnels navigants se savent en position de force au vu des chiffres de développement qui sont annoncés. Et de leur côté, les compagnies tablent sur le fait que peu de personnes sont prêtes à s’expatrier au risque d’avoir une moins bonne qualité de vie, tout en redoutant par ailleurs une explosion des prix qui serait due à la fois à ces pressions sociales et au prix du baril de pétrole. Qui va remporter ce bras de fer ?

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