Jetairfly : La plus rapide… à rembourser!

Le site AirRefund a dressé le classement de 30 compagnies aériennes sur leurs délais moyens d’indemnisation des passagers en cas de retard, annulation ou refus d’embarquement. Entre Jetair, la plus prompte à sortir son chéquier, et Aigle Azur, la dernière à ouvrir le porte-monnaie, il y a un écart de plus de sept mois ! A savoir aussi : Royal Air Maroc est championne du refus d’embarquement … Va savoir pourquoi ?

Les compagnies les plus commerciales… et les autres !

En tête du classement arrive la compagnie belge Jetairfly (appartenant au groupe TUI) avec un délai moyen d’indemnisation de 1 mois et 10 jours. Si Pagtour n’a jamais ménagé sa plume pour dénoncer les pratiques du groupe TUI en Belgique vis-à-vis des agences (et bientôt en France), nous pratiquons aussi une politique de critique positive. Et quand c’est bien, on le dit aussi…

Et nous ne pouvons que saluer cette politique commerciale. Même s’il faut en passer par AirRefund pour accélérer une procédure individuelle déjà engagée… mais qui traîne… au mieux… Jetairfly est suivie de près par Open Skies, spécialisée sur le Paris/New-York (1 mois et 16 jours), et par British Airways (1 mois et 23 jours). Pour cette dernière compagnie, il serait là encore intéressant de voir si la chute de la Livre Sterling suite au Brexit n’aura pas de conséquences sur les délais de remboursement…

En queue de peloton figurent la Malaysia Airlines avec un délai de traitement de 7 mois et 17 jours, TAP Portugal avec 8 mois et 15 jours, et Aigle Azur, la compagnie française spécialisée sur certains pays d’Afrique et sur le Portugal, qui atteint une moyenne de 8 mois et 23 jours.

Air France plutôt bien classée, Hop!… pas top !

Côté français, Air France réalise une belle performance en se classant à la 8ème position, avec un délai moyen de traitement des dossiers de 2 mois et 12 jours et easyJet arrive en 13ème position (2 mois et 25 jours). Quant à Hop!, la filiale d’Air France, elle arrive seulement à la 18ème place (3 mois et 16 jours).

En fin de compte, on peut souligner un écart de plus de 250 jours entre la mieux classée (Jetairfly) et la moins performante (Aigle Azur)… soit plus de 7 mois d’écart au total.

Classement disponible ICI

Différents types d’incidents

Le classement réalisé par AirRefund souligne également les différents types d’incidents pour lesquels des dossiers ont été traités pour chaque compagnie (part de chaque type de perturbation – retard, annulation ou refus d’embarquement – dans le total des dossiers confiés à AirRefund).

Si, pour la plupart des compagnies, une grande majorité des dossiers traités concerne des retards, certaines semblent pratiquer beaucoup les annulations de vol, comme Brit Air et Open Skies, avec des totaux respectifs de 86,5 % et 90,2 % des dossiers confiés à AirRefund par ses passagers.

Quant à Royal Air Maroc, elle est la championne du refus d’embarquement, avec un total de 10,7 % des demandes d’indemnisation confiées à AirRefund. Pour le site, les annulations et refus d’embarquement résultent bien souvent de l’optimisation de pratiques commerciales pour le remplissage des avions et de leur rentabilité. Il est en effet beaucoup plus rentable pour une compagnie de faire voler un avion rempli à 100% plutôt que deux avions à 50% chacun…

Une indemnisation encadrée par la réglementation européenne

Depuis une douzaine d’années, le règlement (CE) n° 261/20041, constitue l’une des réalisations les plus retentissantes de la politique de transports européenne défendant les droits des passagers. Il oblige notamment les compagnies aériennes à indemniser les passagers victimes de refus d’embarquement, de retard important ou d’annulation de vol.

(HD+CP)

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