Incroyable… mais vrai !

Alors que le trafic aérien n’est plus que le cinquième, en moyenne, de ce qu’il était voici cinq mois, des contrôleurs aériens français continuent d’empocher chaque mois une « prime de suractivité » comprise entre 255 et 550 euros. En tous cas ceux des aéroports de Roissy, Reims, Bordeaux, Brest, Aix-en-Provence et Lyon.

Tellement scandaleux que les contrôleurs eux-mêmes le reconnaissent : « Cette prime n’a plus lieu d’être. C’est de l’argent facilement gagné. Le trafic aérien s’est effondré. Et même s’il reprend progressivement depuis le déconfinement, il reste très bas, à moins de 20 % », s’indigne l’un d’eux dans les colonnes du Parisien.

Cette incongruité vient de la reconduction par la Direction Générale de l’Aviation Civile d’un accord conclu… en 2016  avec les syndicats de contrôleurs, que la DGAC souhaite toujours ménager, ne souhaitant pas déclencher de conflit, analyse notre confrère Déplacements Pro. C’est que ces gens-là sont si susceptibles…

A l’heure où des dizaines d’entreprises du secteur sont confrontées à des difficultés insoutenables, y compris chez les constructeurs, on voit des employés renoncer à une partie de leur salaire, des cadres à leur treizième mois et à d’autres primes… Mais pas à la DGAC — qui tire ses revenus des compagnies aériennes, comme si ça ne suffisait pas !

Soyons bien persuadés que si cette « prime de suractivité » devait être ne fût-ce que suspendue, les malheureux contrôleurs concernés ne manqueraient pas de partir en grève dans la minute qui suit. Cela nous rappelle une grève menée, voici quelques années déjà, par le personnel d’EDF en Guadeloupe qui exigeait d’être traité sur le même pied que leurs collègues de la métropole.

Ce qu’on pouvait à la limite comprendre, s’agissant de la même entreprise. Sauf que la seule différence concernait l’octroi d’une prime… de chauffage. Que croyez-vous qu’il arriva ?  

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