IATA : la mafia se met à genoux

Avec le concours d’IATA (International Air Transport Association), la plupart des compagnies aériennes avaient décidé de ne plus rembourser les clients et les agences de voyages pendant la pandémie du Covid19. Cette décision avait été prise sans concertation avec les autorités, sans concertation avec les professionnels du tourisme et contre les règles internationales.

Les clients ne comprennent pas ces mesures

Les compagnies aériennes avaient décidé d’offrir un « bon à valoir » pendant une certaine période, sans l’assentiment du client. Les agences de voyages n’ont pu obtenir le remboursement pour leurs clients.

Aujourd’hui encore, les agences ont des difficultés administratives pour obtenir des remboursements car certaines compagnies ont modifié les autorisations administratives. L’objectif est de conserver l’argent des clients.

Il faut savoir que les agences ne gardent pas l’argent des clients mais suivent un processus de règlement automatisé imposé par IATA. La décision d’IATA et des compagnies aériennes a été prise de façon unilatérale et sans aucun fondement juridique.

Le Président de Qatar Airways ne mâche pas ses mots

Le Président de Qatar Airways a qualifié IATA, d’«organisation mafieuse». Par ailleurs, le patron d’IATA, Alexandre de Juniac, est devenu pathétique en demandant « à genoux » aux voyageurs et aux agences de voyages d’accepter les avoirs émis illégalement par ses membres.

En tenant ces propos, il soutient le comportement délictueux de nombreuses compagnies et assume le risque de complicité de banqueroute dans le cas où un des membres de l’organisation ne serait pas en mesure d’honorer les avoirs émis.

EDV (syndicat des agences de voyages) a le soutien de l’Europe

Les responsables du syndicat ont interpellé les autorités françaises, sans grand succès. Par contre la Commission Européenne défend les consommateurs et exigent que les transporteurs remboursent réellement les personnes qui ont payé un billet non utilisé suite à l’annulation des vols durant la pandémie.

Il ne faut pas confondre l’attitude des compagnies aériennes et celle des agences de voyages

Les consommateurs ont parfois des difficultés à comprendre les enjeux. Si les compagnies aériennes ont pris une décision unilatérale ; les agences de voyages ont de leur côté négocié avec l’état, les organisations de consommateurs afin d’émettre un « bon à valoir » sur des prestations à forfait (en général avion + séjour).

Une ordonnance a été prise en Mars dernier qui permet « légalement » à une agence de proposer un avoir, si le voyage était annulé (on ne parle pas de vol sec). Vous pouvez consulter l’ordonnance : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13965

Aucune garantie des compagnies aériennes

Alors qu’une agence de voyages a l’obligation d’avoir une garantie financière en cas de faillite ; la situation est différente pour les compagnies aériennes. EDV (Entreprises du Voyage) a demandé, bien avant la crise du Covid 19, à IATA de mettre en place une garantie financière des compagnies aériennes, Alexandre de Juniac, répondait «circulez, y a rien à voir » avec une condescendance hautaine et rigide.

(Mistertravel.news)

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