IATA juge intolérable l’interdiction des ordinateurs à bord

Alexandre de Juniac, directeur général de l’Association internationale du transport aérien, a déclaré que ces décisions « politiques » ont été prises sans consulter les compagnies aériennes. Elles se rajoutent aux incertitudes économiques qui pèsent sur le secteur. Ces nouvelles dispositions peuvent nuire à la confiance qu’accordent les passagers.

Les anglais ont suivi les américains tellement rapidement !

Nous ne sommes plus étonnés de voir les anglais suivre à la lettre les décisions américaines. Il faut bien dire qu’en matière de renseignements, la Grande Bretagne est plus proche des américains que des pays de l’Union Européenne.

On peut ajouter que le Premier ministre Theresa May a été la première responsable politique étrangère à rencontrer Donald Trump après son investiture. La réunion a porté sur le commerce après Brexit, la défense et la sécurité. Il ne faut donc pas être étonné que la décision américaine ait été adoptée rapidement par les anglais.

In airplaneIl y a tout de même quelques différences

Les Etats-Unis ont de façon surprenante choisi curieusement de pénaliser des compagnies aériennes qui gênent certains transporteurs américains.

On trouve donc sur la liste des compagnies perturbées allant vers les US : Egyptair, Royal Air Maroc, Royal Jordanian, Saudia, Turkish Airlines et surtout Emirates, Etihad et Qatar Airways.

Par contre, pour les anglais les restrictions affectent bien sûr les compagnies anglaises, mais également MEA, Egyptair, Pegasus, Turkish Airways, Royal Jordanian, Saudia, Tunis Air. Les anglais ont donc préservé notamment Emirates, Etihad et Qatar Airways (qui est actionnaire d’IAG – British Airways). Vous avez dit bizarre ?

Les Australiens sont restés moins perturbateurs

L’Australie n’a pas suivi l’interdiction des ordinateurs portables mais a intensifié des mesures de sécurité notamment pour les vols vers les Émirats Arabes Unis ou vers Qatar. Les règles australiennes permettent donc de garder sa tablette ou son ordinateur en cabine.

Une interdiction intolérable pour les compagnies aériennes

« Les interdictions décidées par les États-Unis et le Royaume-Uni sur les ordinateurs portables (ou les tablettes) sur les vols en provenance des pays du Moyen-Orient a contribué à créer une situation « intolérable » pour l’aviation, qui a déjà été secouée par un certain nombre de chocs cette année », a déclaré le patron d’IATA.

Il aurait été préférable de vérifier l’existence de piles au lithium dont on connaît la dangerosité. Par ailleurs, la mise en soutes des appareils électroniques ne retirent en rien un danger éventuel.

15btt-040-Wlan-696x385En attendant, les éventuels terroristes partiront d’un autre aéroport

Akbar Al Baker, le patron de Qatar Airways aurait répondu récemment à une interview : «Au lieu d’aller dans les aéroports où il y a une interdiction, ils vont dans les aéroports où il n’y a pas d’interdiction».

Il a ajouté : «Et il n’y a pas d’interdictions dans certains aéroports qui sont très risqués. Je ne veux pas les nommer mais il est beaucoup plus facile pour des gens mal intentionnés de voyager sur les avions au départ de ces aéroports qu’avec nous».

Des compagnies comme Emirates ou Qatar Airways contournent le problème en prêtant des ordinateurs ou des tablettes à des passagers qui auraient des besoins.

Bref, nous ne sommes pas à une décision sécuritaire supplémentaire avec nos « amis » américains. Vous pouvez toujours visionnez les commentaires du patron d’IATA : https://youtu.be/4TBBXmuFoB0

 

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