Groupe Lufthansa : Pas deux poids et deux mesures envers votre personnel, SVP !

© Brussels Airlines

Une demande d’aide de l’État belge pour assurer la continuité de Brussels Airlines est une chose, mais négocier en même temps des conditions d’emplois à la baisse en est une autre.

En restant réticent à l’écrire, j’ose utiliser le mot « chantage » à l’emploi ! En cette période d’incertitude générale, l’employé n’a pas beaucoup de choix pour assurer sa survie à court terme. Donc soit il se plie au diktat de l’employeur après négociations avec les syndicats, soit il refuse les nouvelles conditions de travail et risque le licenciement avec indemnités.

Un choix cornélien

La véritable question à se poser en cette période d’Europe Unie désunie, est de savoir s’il est acceptable pour un groupe tel que Lufthansa, d’imposer des changements salariaux drastiquement différents en fonction des pays et compagnies concernées.

Si ce même groupe devait appliquer cette même politique en Allemagne, je pense que leurs avions resteraient cloués au sol, au-delà de la période COVID. Bref, un exemple d’une nouvelle révolution sociale, en espérant que le système ne fera pas réapparaître d’énormes fractures sociales, presque digne de Zola.

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