Les salariés du groupe eDreams Odigeo, qui détient notamment GoVoyages et Opodo, s’estiment lésés dans les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi. Les discussions doivent se terminer cette semaine.

Edreams Odigeo ferme la France pour aller en Espagne

La direction du groupe eDreams Odigeo déplace ses activités en Espagne. En 2015, une centaine de personnes avaient déjà été forcées de quitter l’entreprise pour que le service client puisse être installé en Espagne. Cette fois, 95 postes sur les 115 basés à Paris sont impactés, tous rattachés à Go Voyages. Une grosse partie des activités part à Barcelone

Des salariés français qui payent les pots cassés

Les salariés d’eDreams Odigeo installés à Paris sont inquiets. Ils n’acceptent pas les conditions du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé début juin par la direction du groupe, qui chapeaute Go Voyages, Liligo, eDreams, Opodo. Après presque un mois, les négociations doivent prendre fin ce vendredi 4 août.

Le plan sera ensuite soumis à la Direction régionale du travail. Les salariés dénoncent une situation avec « d’un côté des licenciements au rabais » et de l’autre, « les bons résultats » de l’entreprise. Ce qui coince, ce ne sont pas les mesures destinées à l’accompagnement et au reclassement, mais les indemnités de départ.

« On a des salariés pour lesquels c’est la seule expérience qu’ils ont, ils se retrouvent à 35-40 dans une situation très inconfortable », explique l’un des employés. « On a aussi une grosse densité de personnes au-dessus de 50 ans qui seraient donc dans la précarité ».

Une demande d’indemnité au moins égale à ceux partis en 2015

Les personnes concernées par le PSE demandent de partir dans les mêmes conditions que leurs collègues en 2015. A l’époque, des paliers avaient négociés 1,25 mois de salaire par année d’ancienneté pour 1 à 3 ans dans la société, 1 mois pour 4 à 8 ans et 0,7 mois pour plus de 8 ans. Aujourd’hui, les discussions s’orienteraient vers 0,5 mois de salaire par année d’ancienneté, d’après le salarié que nous avons contacté.

Pas de communication de la part du groupe

Les responsable d’Odigeo préfèrent ne pas communiquer avant la fin des négociations. Sur Capital.fr, la direction aurait indiqué « Notre objectif premier est d’accompagner nos équipes et nous souhaitons parvenir à un accord satisfaisant pour l’ensemble des parties prenantes ».

« Nous nous consacrons pleinement à la procédure de consultation et de négociation avec les organisations syndicales et les représentants du personnel pour gérer cette procédure de la meilleure des façons possibles ».

On reviendra sur le sujet pour savoir comment seront traités les clients depuis l’Espagne …

 

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