Go to Canada, faites confiance à un pro

Pour beaucoup, le Canada se définit par un été indien suivi par 8 mois d’hiver. Des connaissances caricaturales qui se résument le plus souvent au caribou, au sirop d’érable et aux expressions exotiques des têtes à claque. On connait leurs humoristes et leurs chanteuses aux voix extraordinaires mais peu sont capables de situer une ville sur la carte. C’est dans cette méconnaissance étonnante que Go To Canada s’est profilé comme LE spécialiste de cette destination en Belgique.

Go to Canada: Au hasard des chemins

Il y a 30 ans, Bernard Lamy débute ses études à l’Université de Louvain-La-neuve comme historien. Après avoir approfondi la vie des cercles étudiants pendant 2 ans, ses parents l’invitent à travailler pour payer ses syllabi. Il bosse dans un bar et s’inscrit à l’Institut Charles Peguy. A l’époque, ce n’était pas la haute école de tourisme que l’on connaît. Les diplômes n’y étaient pas encore homologués.

- GOCANADA2Il termine sa dernière année sans présenter son mémoire et commence des stages dans des agences à Charleroi, Auvelais, Arlon et Gembloux. C’est lors de ce périple qu’il vend pour la première fois la destination à son beau-père.

Fin des années 90, les agences ne sont pas encore aux mains de professionnels. Souvent, ce sont d’anciens professeurs qui s’essayent à l’entreprenariat. Après quelque temps, il peut se prévaloir de 5 années de fiches de paie et décide de se lancer. Il s’installe à Gembloux.

Un choix stratégique car la ville namuroise était alors la ville de la Province qui offrait le revenu le plus élevé par habitant. Seules deux agences existaient sur le site.

C’est en 1995 qu’il part pour la première fois au Canada. Pour reprendre une expression d’outre Atlantique, il « capote » : Il tombe littéralement sous le charme de la destination. Un pays qui l’anime encore avec passion.

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise

Depuis 2008, Bernard est à la tête de son propre TO. En 2016 il peut se venter d’avoir 4 employés, qu’il chapeaute avec son épouse. Alors qu’il avait lancé sa propre agence avec moins de 50.000 euros en poche, notre barbu se déchaîne : « Actuellement, les réglementations tuent les jeunes. Il faut 500.000 euros pour s’installer ». Une législation complexe et contraignante qui serait une des causes du marasme que notre secteur connaît aujourd’hui.

- GOCANADA01Fin limier et remonté contre l’administration, Go To Canada a gardé un statut de personne physique. Il ne voit aucune utilité à passer en SPRL. « Ca emmerde le fonds de garantie car je dois déposer mes chiffres en mai et non pas en octobre. Dans la loi, rien n’impose un TO d’être en société » renchérit ce dur à cuire.

Néanmoins, ce 17 mars, il a ouvert officiellement sa première société sur le continent américain. « Ouvrir sa boîte y est simplissime » insiste t’il. « Dans ce pays, on fait passer les trains de marchandise avant les wagons passagers » lance t’il, conquérant. Les amateurs du genre apprécieront l’incongruité de cette comparaison, émanant d’un professionnel du tourisme.

La réussite : se rendre sur place et faire fi des TMC

« Le Canada est habitué au tourisme américain. Un profil diamétralement opposé à l’européen. Il se contente de passer de longues heures dans un car à regarder le paysage par la fenêtre. Il est à la recherche d’hôtels casinos où il va peut-être rester une semaine sans sortir des murs de l’établissement » nous dit-il.

Si Bernard a fait appel à des TMC (Travel Management Companies) à ses débuts, il s’en est vite éloigné pour offrir des voyages fly and drive et des circuits sur mesure. « Les TMC sont orientés pognon et ne comprennent pas nos attentes » rétorque t’il. Go To Canada revendique désormais une présence 6 mois par an sur le terrain.

- GOCANADACette volonté a permis d’établir des contacts privilégiés sur place et d’obtenir le soutien d’un réseau professionnel compétent. What else ? Son plaisir reste de découvrir des petits hébergements ou lodges pas trop chers. « La destination est soumise à d’autres réglementations. Qui plus est, certains hôtels ne fonctionnent que trois mois sur l’année. Les prix y sont donc très élevés. » Une destination où la nature gère encore de nombreux aspects de la vie mais où les extrêmes se côtoient.

Le thermomètre peut voir s’égrener 80 degrés de différence entre les températures les plus chaudes et les plus froides. Un continent qui lui a permis de rencontrer des pêcheurs de beluga au hasard d’un brouillard épais, avant de remonter dans son hydravion. Une destination qui fait rêver.

Cette boîte se profile comme celle d’un passionné. S’il refuse la publicité dans les médias, il n’empêche qu’il revendique sa présence sur les salons. Tel un trappeur averti, il y distribue des flyers sans prix pour inciter les gens à se rendre sur son site internet. Comme beaucoup de professionnels qui percent dans le secteur, il a réussi à imposer sa marque et son esprit.

La passion et le courage se profilent en filigrane des sociétés qui gardent la tête hors de l’eau. Un exemple à suivre.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus via la page de la société : http://www.goto-canada.be

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