Fonds de Garantie Voyages: « Le cash est épuisé ! »

A l’occasion d’une réactualisation des dossiers indemnisés et des sommes d’argent déboursées dans la faillite Thomas-Cook, l’organisme en a profité pour interpeler la Commission Européenne et sa position rigide sur l’utilisation des bons à valoir… Mais pas seulement !

Communiqué de presse du FGV

Aujourd’hui, le Fonds de Garantie Voyages a dépassé le cap des 20 M€ de remboursements. 85% des dossiers ont été traités et plus de 37.500 voyageurs ont été remboursés.

A ces chiffres, il faut ajouter les 12.500 voyageurs dont le Fonds de Garantie Voyages a organisé le retour de vacances dans les semaines qui ont suivi la faillite.

Le Fonds de Garantie Voyages reste dans les délais pour finaliser plus de 90% des dossiers d’ici fin mai.

Cet exemple fort de protection des consommateurs par le secteur du voyage lui-même contraste grandement avec le manque total de compréhension pour le secteur du voyage, maintenant qu’il a lui-même besoin d’aide.

1) Nous sommes surpris que la Commission Européenne continue à adopter une position rigide sur l’utilisation des bons à valoir émis pour des voyages annulés à cause du Covid-19. Continuer à insister pour que les consommateurs aient le choix entre un remboursement en espèces ou un bon d’achat va, dans de nombreux pays européens, entraîner une vague de faillites. Le cash est épuisé… Il a généralement été transmis à des fournisseurs, comme les compagnies aériennes et les hôtels, qui ne peuvent ou ne veulent pas effectuer eux-mêmes des remboursements.

2) La crise du coronavirus indique que la Directive Européenne sur les voyages à forfait ne peut pas être utilisée pour des situations de crise globale et qu’une révision fondamentale de la directive est nécessaire.

3) Le secteur du voyage demande depuis 30 ans une assurance contre l’insolvabilité financière pour les billets d’avion. Il est incompréhensible que le lobby des compagnies aériennes ait pu bloquer cela pendant si longtemps. Espérons que la crise actuelle sera un signal pour que l’Europe s’y attaque enfin. 

4) Le système des bons à valoir avec garantie et remboursables après 12 mois est un bon compromis entre la protection des consommateurs et l’augmentation des chances de survie du secteur du voyage, en lui offrant un tampon de trésorerie.

5) Les dégâts dans le secteur du voyage sont si importants qu’un soutien gouvernemental est nécessaire pour assurer sa viabilité à moyen terme.

Mark De Vriendt,

General Manager

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