Fini, le Salon des Vacances…

Pour cette année tout au moins. Ce n’est sans doute pas la fin définitive, pas encore. Mais…

Il faut bien le constater, certains salons ne font plus recette.

30% d’exposants en moins : un palais entier fermé ! Il y aura toujours du monde aux Salons de l’Auto ou à ceux du bâtiment, parce que ce sont des lieux de comparaisons, de visualisation dans l’espace et de technicité. Ce n’est pas le cas du salon des vacances. Il suffit de voir la « clientèle », quoique ce mot soit impropre puisque la majorité ne vient pas pour acheter.

Les prédateurs sont là

La clientèle vient, parfois avec un caddie ou une valisette à roulettes sur laquelle vous vous trébuchez, pour « prendre ». Prendre quoi ? On ne sait pas trop. Tout ce qui se donne : documentation pour de rares visiteurs qui cherchent vraiment une destination, et tout le reste pour les autres, des stylos, des bricoles, des images, des bonbons…

Ah, oui ! Tout ce qui se mange ! D’ailleurs, les stands les plus bondés se trouvent tous dans la périphérie des palais : ce sont les bars-restaurants-sandwicheries, complet de 11h45 à 15h.

Le salon est un but d’excursion en soi,

pour un échantillon de visiteurs âgés, des retraités pour la plupart. J’en ai vu qui s’arrêtaient devant le grand panneau annonçant les prochaines foires dans ce Parc des Expositions, et qui notaient les dates : Ah ! dans 15 jours, c’est Batibouw, tu as vu, Germaine ? On viendra… Un but d’excursion, rien d’autre.

Pour quel R.O.I. ?

Alors la question est : vaut-il la peine de dépenser tant d’argent pour cela ? Les grands TO y font du B2C sans vergogne. Les TO de niche y sont avant tout pour se faire connaître. Les plus honnêtes d’entre eux renvoient le client vers une agence de voyages.

Les destinations aussi se font connaître, mais de quels moyens disposent-elles pour mesurer l’impact, le succès ou l’échec d’un salon, vu qu’elles n’ont pas le « return » en terme de chiffre d’affaires ?

Vers le virtuel ?

On se demande finalement si, malgré les doutes et même les critiques, un salon virtuel comme VTLF n’est finalement pas préférable. Le nombre de visiteurs (virtuels) y est bien moins important, mais au moins on peut supposer que, puisqu’ils ont fait une démarche proactive, ils sont vraiment intéressés. Ou alors juste curieux ?

L’avenir nous le dira. Celui du Salon des Vacances s’assombrit, mais il durera encore quelques années. Le temps que l’usage d’internet soit bien intégré dans la population, pour qu’on ait conscience des limites de ce fabuleux outil, conscience qu’après une première sélection, on doit aller vers une rencontre plus précise, parler, se voir avant de décider.

Je ne parle bien sûr que pour les vrais « clients » potentiels. Pour Germaine, son mari et les autres, on ne peut rien y faire : quand il n’y aura plus de Salon des Vacances, ils retourneront à Blankenberge ou à Bokrijk, ou bien ils resteront à rêver devant la télévision.

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