Fête de la bière à Bruxelles : rencontre du 3e type

Comment qualifier la Fête de la Bière ? Un marché, une foire professionnelle, un salon à ciel ouvert ? Un peu tout ça ; en tout cas l’endroit idéal pour voir et être vu.

Mise en bouche Chez Léon

On commence comme il se doit par un échauffement, à la Brasserie Chez Léon. Convivial et excellent. Mr Rudy et son fils Kevin viennent partager quelques moments avec nous. Ils nous expliquent la situation un peu délicate, entre des voisins parfois en difficultés : Vincent, Scheltema, Aux Armes… Léon ne joue pas vraiment dans la même division avec ses 11 millions de chiffre annuel, mais ces fleurons drainent la bonne clientèle dans le quartier. Une clientèle composée à 24% d’Asiatiques !! Sans le département « groupes » de Thierry IMG_2936Scheers, le restaurant aux 400 places ne serait pas viable. L’échauffement consistait en quelques breuvages : la Léon, la Duvel, le « Petit Léon » qui est un alcool de bière…

En route pour le tour de Belgique

La Grand-Place est très sécurisée, les contrôles se font dès les rues d’ accès  : inspection des sacs, détecteurs de métaux, et aussi à l’entrée même de ce « marché de la bière » où il faut montrer patte blanche (de Hoegaarden, de Namur, de Bruges…). Premier arrêt à la Brasserie St-Feuillien du Roeulx pour déguster une triple. Un stand plus loin, c’est la Deus de Bosteels, une bière « méthode champenoise » qui titre à 11,5°. On passe à la quadruple Straffe Hendrick, de la célèbre brasserie brugeoise De Halve Maan.

Juste à côté, c’est la St-Idesbald de la brasserie Huyghe. On tourne le coin pour arriver chez Dubuisson, qui fabrique à Pipaix la célèbre Bush. Je goûte la Bush de Charme, élevée en tonneaux. Il y a celle qui mûrit en tonneaux qui ont contenu du vin blanc, et l’autre en tonneaux à vin rouge. Différence majeure. Encore un arrêt pour déguster l’Abt 12 de St-Bernardus à Watou (sur la frontière française). Et retour devant St-Feuillien pour quelques autres dégustations. J’ai l’air de survoler, dit comme cela, mais le parcours fut long et difficile…

Les édiles étaient là

Ce tour nous permet quelques rencontres. C’est d’abord Philippe Close, échevin du Tourisme de la ville. Philippe est un homme chaleureux, qui nous fait le plaisir de vanter Pagtour, dont il est un lecteur assidu et quotidien. Il traite avec le sourire la sortie très commentée de Jean Quatremer, le correspondant de Libé, qui s’est fendu d’un xe commentaire peu amène sur Bruxelles : à 200 m de la Grand Place, on est en Arabie Saoudite !

C’est oublier un peu vite que Paris est l’une de plus grandes villes africaines au monde… N’y voyons pas de mal, les BCBG ne seront plus jamais les Belges Catho Bourgeois et Gaulois.

?

C’est ensuite au tour d’Alain Courtois : nous sommes quasi sous les fenêtres de son bureau. Bronzé, il revient de vacances. Il est non seulement courtois, mais drôle et sympathique. Si, si. Et c’est enfin la rencontre inopinée avec le bourgmestre de Bruxelles.

Aïe… vais-je pouvoir tenir ma langue ?

Vous savez que je ne suis pas un chaud partisan du piétonnier, c’est le moins qu’on puisse dire. Et les quelques apparitions d’Yvan Mayeur à la télévision n’ont jamais suscité l’enthousiasme : un air constipé, l’impression d’un homme constamment sur ses gardes.

Je vais faire sans doute un étonnant mea culpa : je l’ai trouvé autrement détendu. L’homme explique. Je ne  partage pas tous ses arguments, mais je leur reconnais une logique, un choix de société. Le grand problème d’Yvan Mayeur, c’est sans doute sa communication personnelle. Il a intérêt à se montrer en face à face et non derrière un écran : c’est bien plus sympathique.

Le seul grand problème de ce genre de manifestation est lié aux épices. S’il l’on peut manger épicé, il est encore plus important de boire et pisser. L’un de nous, trop connu dans le milieu pour que je cite son nom, décide d’une vidange en fin de parcours. Après 20 minutes d’attente devant la Maison des Brasseurs, je commence à m’inquiéter.

Je jette un coup d’œil à mon gsm : 3 appels en absence ! Je rappelle : « au secours ! je suis bloqué par une porte qui ne s’ouvre que de l’extérieur ! »Je pénètre dans le dédale des caves de l’endroit, au loin on entend tambouriner sur une porte. Guidé par le son, j’arrive à localiser l’endroit, je délivre cet ami qui part en courant : où sont ces foutues toilettes… ?

Il fallait que je vous le narre… et je me marre encore. J

 

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