Et si l’avenir du Brexit passait par un second référendum?

Comme aucune décision n’arrive à être trouvée pour le Brexit, pourquoi ne pas organiser un second référendum? Idée séduisante mais pas sans risques.

Les Britanniques s’enfoncent dans le ridicule… Lundi soir, leurs députés ont encore échoué à trouver une nouvelle voie pour ce Brexit, dont on parle tant depuis 3 ans. Alors qu’il est censé représenter la mère de toutes les démocraties, le Parlement britannique est devenu aujourd’hui la risée du monde entier.

Le spectacle, donné par la Chambre des communes, ressemble de plus en plus à un film des Monty Python… D’ailleurs un sondage montre bien ce désarroi : 80% des Britanniques se sentent humiliés par l’évolution du Brexit, ils savent qu’ils sont devenus la risée de tous.

Pourtant, d’autres sondages montrent aussi, qu’aujourd’hui, ceux qui veulent rester au sein de l’Union européenne sont plus nombreux que ceux qui veulent la quitter : 54% sont pour rester contre 46% qui veulent la sortie.

Pourquoi ce changement dans les sondages ? Car la jeunesse, qui n’a pas voulu voter ou n’était pas en âge de voter à l’époque, est massivement en faveur du « Remain ». Les jeunes Britanniques veulent rester au sein de l’Union européenne. Sachant tout cela, pourquoi ne pas organiser un second référendum ? Après tout, ce que le peuple a défait, il peut aussi le reconstruire.

Si ce raisonnement est séduisant et qu’un second référendum aura peut-être lieu un jour, pour le moment, cette idée se heurte à la peur de tensions sociales, voire d’une mini guerre civile entre Britanniques. En effet, ceux qui ont voté pour le Brexit n’ont pas changé d’avis et sont chauffés à blanc par la presse populaire ou par les hommes politiques en faveur du Brexit.

Comme l’explique Dominique Moisi dans Les Echos, la solution d’un second référendum suppose qu’on dise aux vainqueurs du premier vote qu’ils se sont trompés ou qu’on les a trompés. Vous en connaissez, vous, des politiciens qui vont dire qu’ils se sont trompés ou qu’ils ont trompé l’électeur avec des chiffres et des raisonnements tronqués ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

En fait, le Brexit est un vrai feuilleton, et il dure parce qu’il répond à la règle qui régit tous les feuilletons, toutes les intrigues. Cette règle est toujours la même : le héros veut quelque chose et toute l’intrigue consiste à l’empêcher d’avoir ce quelque chose. Le Brexit n’est rien d’autre que cela : une intrigue, une très mauvaise intrigue !

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