En Tunisie, les ministres passent,
celle du Tourisme demeure

Salma-Elloumi-Rekik

Selma Elloumi Rekik, ministre « sortante » du Tourisme et de l’Artisanat, conserve son portefeuille au sein du nouveau gouvernement tunisien. Exit, en revanche, la ministre de la Culture, Sonia Mbarek, remplacée par Mohamed Zine El Abidine.

Reconduite dans ses fonctions de ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, une proche du président de la République dont le parti, Nidaa Tounes, n’obtient pas moins de huit portefeuilles, se voit sans doute récompensée pour son acharnement à redresser un secteur en perdition. Avec des résultats encore insuffisants, mais encourageants, portés par le développement du tourisme intérieur et… l’arrivée massive de touristes russes.

Place aux jeunes

C’est samedi soir que le « formateur », comme on dirait en Belgique, Youssef Chahed, a annoncé la composition du nouveau gouvernement tunisien, d’union nationale ou peu s’en faut, qui n’a plus maintenant qu’à obtenir la confiance de l’Assemblée des représentants du Peuple.

Les jeunes — plusieurs ont moins de 35 ans — y font une entrée remarquée, de même que les femmes. Notamment au poste stratégique de ministre des Finances, qui revient à Lamia Zribi, 55 ans, économiste de formation, ancienne élève de l’ENA et jusqu’ici secrétaire d’Etat auprès du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale. Son prédécesseur, Slim Chaker, lui-même ancien ministre du Tourisme, pourrait être appelé à jouer un rôle directement auprès de la Présidence.

Un expert agricole

Le nouveau Premier ministre, Youssef Chahed, 40 ans, est ingénieur agronome et docteur en agroéconomie. Expert auprès de la Commission Européenne, notamment, il a aussi enseigné dans plusieurs universités dans le monde. Il avait intégré le gouvernement en février 2015 en qualité de secrétaire d’Etat à la pêche avant d’être promu ministre des Affaires locales en janvier dernier.

Début août, le Président de la République, Caïd Beji Essebsi, lassé du manque de réussite de Habib Essid à redresser l’économie tunisienne, l’avait chargé de constituer un gouvernement d’union nationale.

Sixième Premier ministre depuis la Révolution, il est le seizième depuis l’indépendance du pays, voici exactement 60 ans. Ses priorités devraient être « la lutte contre le terrorisme et la corruption ».

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