eDreams Odigeo dans le collimateur de Ryanair… et des tribunaux!

L’agence en ligne eDreams Odigeo continue d’être la cible des tribunaux et surtout de Ryanair. Il semblerait qu’on ne puisse tromper le consommateur sans se faire épingler. C’est ce que prétend Ryanair.

Un tribunal allemand ordonne à eDreams à être plus transparente

Un tribunal de Hambourg a réclamé à eDreams Odigeo de modifier la façon dont elle commercialise ses ventes notamment sur Ryanair. Le tribunal allemand a ordonné à eDreams d’afficher le prix final des vols au début du processus de réservation et d’inclure tous les suppléments.

Le tribunal a également interdit à eDreams de facturer des frais de carte de crédit excessifs et lui a ordonné de fournir une option de paiement qui n’entraîne pas de frais. Il s’agit de la cinquième décision de la Cour d’Hambourg contre eDreams au cours des trois dernières années.

Ryanair en guerre contre eDreams et Google

Depuis de nombreux mois, Ryanair est partie en guerre contre eDreams et Google. En effet, des liens sponsorisés par eDreams mentionnent clairement Ryanair (selon certains pays) et attirent les clients qui croient atterrir sur le site de Ryanair. C’est une pratique commerciale dont des sites comme booking.com sont friands.

Ils font apparaitre un nom d’hôtel dans les liens sponsorisés et l’internaute croit arriver sur le site de l’hôtel concerné. Mais ce que ne supporte pas Ryanair, c’est le manque de transparence tarifaire d’eDreams qui facturerait des suppléments inacceptables.

ryanair-screen-scraping-1Les techniques du « screen-scraping » irritent les low-cost

L’évolution du « screen scraping » n’est pas une technique appréciée pour les sites comme ceux de Ryanair ou EasyJet. Ces marques sont connues en Europe pour proposer des prix aériens très concurrentiels.

Des sites d’intermédiaires tentent d’ajouter ces marques dans leurs liens sponsorisés pour attirer le client.

Ryanair affirme que les consommateurs sont induits en erreur par la publicité de tarifs Ryanair inexistants sur un site comme celui d’eDreams. Le transporteur souhaite faire interdire cette pratique dans les annonces Google Search par la législation irlandaise notamment. Les procédures judiciaires se poursuivent devant la haute cour de justice en Irlande contre Google et eDreams.

EasyJet prévient certains clients

« Attention! Nous avons identifié votre réservation comme provenant d’un site Web qui n’est pas autorisé à vendre nos vols ». Le « screen scraping », la technologie utilisée par ces sites Web, est strictement interdite par politique commerciale d’easyJet. Rappelez-vous, en réservant à travers un canal non autorisé, vous devrez souvent payer plus cher pour nos vols easyJet que si vous réserviez sur easyJet.com…

momondoLe comparateur Momondo est également une nouvelle cible

Ryanair aurait annulé son accord de licence avec le site Momondo sur ce qu’il prétend être une violation du contrat. Le désaccord porte toujours sur la longue bataille de Ryanair avec Opodo ou Cheapoair qui sembleraient utiliser les techniques du « screen scraping ». Momondo démentirait cette rupture d’accord. Les autres comparateurs comme Skyscanner, Hipmunk et Dohop ne sont pas affectés.

Il est clair que Ryanair préfère avoir les réservations directement via son site de réservation. Il s’agit non seulement de capter les informations clients mais également d’éviter qu’on ne propose d’autres options que celles du transporteur.

La bataille est loin de se terminer. Google profite des liens sponsorisés. Par ailleurs, la législation européenne a sûrement d’autres chats à fouetter.

 

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