Easyjet… quelle blague !

« Pov nos ates è les tchins di tchèrette, mès y n’a pu di tchin di tchèrette, y’n dimane pu ki nos ates ».

Soit pour le prix, soit pour l’horaire, j’avoue avoir déjà vendu le vol direct Bruxelles-Nice d’Easyjet. C’est donc pour cela que je viens de recevoir une pub qui m’est adressée à mon prénom, (bien que nous n’ayons jamais gardé les vaches ensemble). Ce message concerne une réduction de 40% sur 100.000 sièges..

Comme en ces temps de disette, je n’ai rien d’autre à faire, j’ai été voir si Easyjet m’offrait des possibilités intéressantes au départ de Bruxelles ou de Düsseldorf (quand on est à Liège, c’est kifkif).

J’ai bien dû constater que parmi les destinations choisies un peu au hasard, il était possible d’aller à Budapest, à Copenhague ou ailleurs, avec une escale à Londres (pas bon) ou à Genève, ce qui porte le temps de voyage à plusieurs heures (5h,7h, voire 10h) pour un trajet qui en prend moins de deux en direct. En outre, les tarifs n’étaient pas attractifs : autour de 200€ pour un A/R et encore, pas aux meilleures conditions.

Des services dévolus aux agences de voyages

Il est vraiment regrettable que tant de gens se laissent prendre aux sirènes de ces compagnies low cost, qui bien entendu vous proposent aussi (avec leurs partenaires privilégiés et soit- disant au meilleur prix) des hôtels, des assurances, une location de voiture, certaines vont même jusqu’à vous proposer des excursions. La crise covid ne va pas arranger les choses pour nous, pauvres agents de voyages, devenus tellement inutiles.

Il y a une expression liégeoise qui dit : « Pov nos ates è les tchins di tchèrette, mès y n’a pu di tchin di tchèrette, y’n dimane pu ki nos ates ». La traduction littérale ne vous parlerait pas, cela veut dire qu’il faut nous plaindre, nous et les chiens de charrette, mais comme il n’y en a plus, il ne reste que nous.

NB: Autrefois les chiens étaient utilisés pour tracter des voiturettes, notamment par les marchands de lait (photo de une).

Ne partageant pas du tout l’optimisme de notre chroniqueur économique, que vous soyez agent de voyage ou TO, je ne vous souhaite pas une bonne année, mais une année la moins mauvaise possible.

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